Dans la lutte contre le réchauffement planétaire, la Banque africaine de développement (Bad) entend tripler son financement, en atteignant, d’ici à 2020, 5 milliards de dollars (environ 2 500 milliards de francs) par an.

Milliards de dollars. © Gabonreview

Milliards de dollars. © Gabonreview

 

La Banque africaine de développement espère consacrer bientôt 5 milliards par an à la lutte contre les changements climatiques. La matérialisation de cette annonce, qui s’inscrit dans la droite ligne de sa stratégie décennale 2013-2022 qui accorde une priorité élevée à la lutte contre les changements climatiques, lui permettra d’intensifier son appui aux pays africains, non seulement pour faire face à la menace climatique, mais aussi pour tirer parti de cette opportunité et encourager une croissance sobre en carbone et résiliente aux phénomènes climatiques. «Il nous faut œuvrer bien davantage pour améliorer l’accès de l’Afrique aux financements en faveur de la lutte contre les changements climatiques», a déclaré le président de la Bad, Akinwumi Adesina.

Les 5 milliards de dollars US (environ 2 500 milliards de francs) seront repartis comme suit : une moitié sera allouée à la réduction des gaz à effet de serre émis sur le continent, l’autre permettra d’aider les économies africaines à s’adapter aux changements climatiques. Concrètement, il s’agira d’investir, d’une part, dans les énergies renouvelables (solaire, hydroélectricité, éolienne et géothermie) et d’autre part, dans des cultures résistantes aux variations climatiques, dans la construction d’infrastructures durables et dans des systèmes d’irrigation et d’approvisionnement en eau plus performants. «Dans cette perspective, la Banque prendra en compte la résilience au changement climatique dans chacun des projets d’infrastructures qu’elle financera», note-t-on.

Au fil des quatre dernières années, la Bad a engagé plus de 7 milliards de dollars US (environ 3 500 milliards de francs) en faveur d’un développement de l’Afrique sobre en carbone et résilient au changement climatique. Les investissements dans le secteur de l’énergie qu’elle a financés fourniront une énergie issue à 90 % de sources renouvelables. La Bad soutient également l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique et l’Initiative pour l’adaptation en Afrique.