Dans une déclaration ayant sanctionné le 1er sommet africain de l’action, le 16 novembre dernier à Marrakech, les dirigeants africains ont réitéré leur volonté d’une co-émergence continentale en faveur d’actions contre les changements climatiques.

Photo de famille des dirigeants africains à l’issue du sommet, le 16 novembre 2016 à Marrakech. © Gabonreview

Photo de famille des dirigeants africains à l’issue du sommet, le 16 novembre 2016 à Marrakech. © Gabonreview

 

Organisé en marge de la 22e Conférence des Parties (Cop22), le 16 novembre dernier à Marrakech, le 1er sommet africain de l’action a débouché sur l’engagement des chefs d’Etat africains pour un certains nombre d’actions en faveur du climat.

Dans la déclaration adoptée à l’issue de ce conclave, les dirigeants du continent ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer collectivement et solidairement pour «une Afrique résiliente au changement climatique et qui façonne son destin, à travers des approches sous régionales et régionales».

Un horizon qui passe par un certain nombre d’engagements parmi lesquels, promouvoir les politiques et les mesures en matière d’adaptation requises, qui soient aussi des catalyseurs pour une transformation structurelle profonde sur les plans économique et social en Afrique ;

Les chefs d’Etat ont également mis un accent sur la consolidation de leurs engagements respectifs en matière de lutte contre les effets du changement climatique, pour donner davantage de cohérence aux stratégies nationales et avancer ensemble. Ils entendent aussi accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, en s’appuyant sur leurs ressources intrinsèques mais également en mobilisant les bailleurs de fonds, ainsi que les acteurs non étatiques.

Conscient de la complexité de ces engagements, les présidents africains ont lancé un appel à leurs partenaires stratégiques. Appel visant à renforcer leur coopération dans le sens de l’ambition africaine pour un développement durable et inclusif. En plus de fournir un appui efficace et concret à la mise en œuvre de cette l’ambition à travers, notamment, l’augmentation du financement public, la facilitation de l’accès au financement climatique et son rééquilibrage en faveur de l’adaptation, le renforcement des capacités et le transfert de technologies.

Et en relevant la pertinence d’unir la voix du contient pour mieux défendre ses intérêts, les chefs d’Etat ont invité le roi du Maroc, en relation avec le président en exercice de l’Union africaine (UA), à «œuvrer pour la mise en œuvre de cette déclaration». Les dirigeants africains ont également souhaité la création de trois commissions dédiées aux régions du Sahel, du Bassin du Congo et des Etats insulaires.