Comptant pour près des trois quarts des effectifs, alors que la structure est en proie à des tensions financières et sociales depuis plusieurs mois, les cadres du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) pourraient bientôt être la cible de l’opération d’assainissement qui s’annonce à la demande du ministre des Transports et de la Logistique.

Justin Ndoundangoye, en compagnie de Liliane Nadège Ngari, épouse Onanga Y’Obegue la patronne du CGC, le 12 octobre 2018 à Libreville. © D.R.

 

Les 13 salariés du CGC licenciés pour «faute lourde», en avril dernier, pourraient bien être rejoints par d’autres dans les prochaines semaines. C’est, en tout cas, ce qu’il ressort de la visite, vendredi 12 octobre, de Justin Ndoundangoye au siège de la structure chargée de réguler le trafic maritime, aérien, routier et ferroviaire des marchandises. Mais cette fois, même si aucun éventuel licenciement n’est évoqué, plusieurs cadres pourraient être touchés, soit par des affectations, soit par des déclassements. Ils seraient trop nombreux au goût de la tutelle.

Sur place, en effet, le ministre des Transports et de la Logistique a constaté «des charges très élevées, dues essentiellement au fait que sur 200 employés, le CGC compte près de 140 cadres dirigeants». Pour la tutelle, ce fait «est anormal en matière d’orthodoxie de gestion et en matière de pratique de gestion».

«On ne peut pas avoir 140 cadres dirigeants dans une entreprise pour une cinquantaine d’agents d’exécution», a estimé le ministre, qui dit avoir «instruit le directeur général de mener une réflexion pour mettre rapidement sur la table (de la tutelle) des propositions visant à redresser cette pyramide qui est très alarmante».