Le Centre national de recherche scientifique et technologique (Cenarest) abrite, du 22 au 23 novembre à Libreville, les journées scientifiques Arc d’Emeraude. Un programme de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) dédié à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les trois aires protégées situées autour de Libreville et les communes voisines.

Les premières données scientifiques du programme Arc d’Emeraude révélées. © Gabonreview

 

De nouvelles pistes de recherches en vue. © Gabonreview

Les parcs nationaux d’Akanda, de Pongara, ainsi que l’arboretum Raponda Walker, tous situés autour de Libreville, sont au centre des activités des journées scientifiques du Centre national de recherche scientifique et technologique (Cenarest), du 22 au 23 novembre à Libreville.

L’impact des pressions anthropiques et les diverses menaces qui pèsent sur les écosystèmes littoraux de la périphérie de Libreville, encore méconnus à ce jour, doivent passer au révélateur des scientifiques pour faire un état des lieux.

Il s’agit de disposer d’une grille de données scientifiques susceptibles de garantir l’efficacité de la gestion de ces écosystèmes littoraux, l’aménagement, la valorisation et l’intégration territoriale à long terme. Au terme de ces travaux, les premières données scientifiques devront permettre de confirmer ou infirmer des hypothèses et d’ouvrir ensuite des nouvelles pistes de recherches.

«Il s’agit d’un outil d’aide à la décision que nous sommes en train d’élaborer», a indiqué le Pr Daniel Franck Idiata, le commissaire général du Cenarest.

Pour cela, un consortium international composé d’universités, ONG et centres de recherches a été mis en place sur la base d’une commande de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

L’objectif de ces journées vise non seulement à soumettre ces données à l’appréciation des décideurs, mais également à faire l’état d’avancement de ce qui est fait actuellement sur terrain par les scientifiques. La première journée consistera à un échange entre scientifiques configuré en 5 lots : pêche, littoral, sciences sociales, pollution et animation sociales. La deuxième journée quant à elle sera consacrée à la question de financement.

Le programme Arc d’Emeraude est financé à hauteur de plus de 7 milliards de francs CFA par l’Agence française de développement (AFD). Ce fonds provient de l’accord de conversion de dette entre la France et le Gabon. Un peu plus de 655 000 francs CFA sont destinés à la recherche, l’enseignement supérieur et la collaboration avec l’IRD. Les consortiums, quant à eux, bénéficient de près de 400 millions de francs CFA sous différents contrats conclus à l’issus des passations de marchés. Le tout conforment aux règles des marchés publics gabonais.

Ces contrats s’étalent sur deux années pleines de recherche, avec l’espoir d’une prolongation sur l’année 2019. «C’est pour ça qu’on les encourage déjà à développer de nouveaux documents de projets, et à chercher des fonds complémentaires pour pouvoir prolonger les efforts qui sont engagés maintenant. On sait bien que ces travaux de recherche ne peuvent pas donner des résultats définitifs sur une période aussi courte. Donc ça va permettre d’établir un état de référence et mettre en place des niveaux de documentation de descriptions scientifiques initiaux qui devront être complétées par la suite», a conseillé Mathieu Ducrocq, l’assistant technique international du programme Arc d’ Emeraude à l’ANPN.

Auteur : Alain Mouanda