Le Tchad a opté, le 8 août 2017, pour l’ouverture de ses frontières aux six pays constitutifs de cette communauté sous régionale entérinant ainsi la libre circulation des personnes et des biens décidée en juin 2013.

Illustration. © echelledejacob.blogspot.com

 

La libre circulation des personnes et des biens dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique (Cemac) a connu une nouvelle avancée, le 8 août dernier, avec l’ouverture des frontières du Tchad à l’ensemble des citoyens de l’espace Cemac.

A travers un communiqué signé du ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ahmat Mahamat Bâchir, les autorités tchadiennes ont informé la Commission de la Cemac de l’ouverture des frontières du pays aux ressortissants de l’espace communautaire en séjour sur leur sol.

Les autorités tchadiennes instruisent en effet les services d’émi-immigration et les missions diplomatiques qu’en application des instructions des chefs d’Etat de la région, lors de leur sommet extraordinaire de juin 2013, «la libre circulation des ressortissants des six États membres de la Communauté est intégrale».

De ce fait, «tout ressortissant de l’un des Etats membres, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon et Guinée Equatoriale, détenteur d’une pièce d’identité sécurisée (Passeport ou carte d’identité) en cours de validité, n’est plus soumis à l’obligation de visa d’entrée ou d’autorisation de sortie pour tout séjour ne dépassant pas trois (3) mois (90 jours) en territoire tchadien».

Afin que cette avancée ne passe sous silence, «les autorités tchadiennes insistent sur la diffusion de la décision pour l’effectivité de cet important pilier de l’intégration». Cette décision devrait faciliter le commerce intra-communautaire, notamment entre le Tchad et le Cameroun où le pays importe la plupart des produits qu’il consomme.

Souvent évoquée, la libre-circulation dans l’espace Cemac a été mainte fois repoussée à cause des réticences de certains pays. En juin 2014, la Cemac avait annoncé la libre circulation entre pays membres, mais la mesure est restée lettre morte.