Processus irréversible, la marche vers l’intégration régionale au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) a enregistré une nouvelle évolution, le 26 octobre 2017, avec l’ouverture des frontières de la Guinée équatoriale.

Pas à pas, l’intégration sous régionale devient une réalité en Afrique centrale, en attendant l’annonce formelle du Cameroun pour l’ouverture de ses frontières. © D.R.

 

Comme pressenti, la Guinée-Equatoriale a emboité le pas au Tchad, à la République centrafricaine, au Congo et au Gabon, en application de l’accord conclu en 2013 sur la libre circulation en Afrique centrale.

«Tout ressortissant des pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Guinée équatoriale, Tchad) peut désormais entrer sans visa en Guinée équatoriale, mais doit être détenteur d’un passeport biométrique». Comme l’ont annoncé les autres pays, le séjour ne doit pas dépasser trois mois.

En 2013, les six membres de la Cemac étaient parvenus à un accord sur la libre-circulation. Mais l’accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive.

Lors d’une réunion tenue fin septembre à Douala, au Cameroun, les instances de la Cemac chargé de la coordination de la libre-circulation en Afrique centrale, avaient mis en garde la Guinée équatoriale et le Gabon contre d’éventuelles sanctions pour non-respect de la libre circulation. Depuis cette mise en garde, les choses ont beaucoup avancées, avec l’ouverture des frontières. Il reste maintenant à voir dans les faits, comment va se matérialiser cette libre-circulation des biens et des personnes.