En prélude à l’organisation d’un Café numérique le 27 janvier à Libreville, l’un des organisateurs, fondateur d’Ogooué Lab, Sylvère Boussamba ; entrepreneur, coach en leadership et en innovation, situe l’enjeu de cet événement dans cette interview accordée le 22 janvier à Gabonreview. Pour lui, «lorsqu’on connecte les hommes, on connecte les idées».

Sylvère Boussamba, entrepreneur, coach en leadership et en innovation, dans les locaux de Gabonreview, le 22 janvier 2017. © Gabonreview

 

Vous organisez le 27 janvier un Café numérique. De quoi s’agit-il exactement?

Le Café numérique est un événement technologique qui réunit tous les  professionnels et amateurs du numérique. On se réunit autour d’un thème qu’on va analyser ensemble. L’objectif est de pouvoir, fédérer tout l’écosystème. C’est-à-dire tout ce qui permet de pouvoir créer des services numériques, de les faire croitre. Bien sûr que ces services sont souvent portés, soit par des organisations soit par des entreprises. Cela peut avoir un but économique, social ou écologique.

Quelle est la thématique de cette première édition ?

Pour cette première édition, on va regarder en arrière. On va faire un tour vers le passé et on va ramener le passé jusqu’au présent. On va voir tout ce qui a été fait dans le numérique au Gabon. Tous les architectes du numérique actuels vont pouvoir s’exprimer. Le thème choisi c’est «Internet: les pionniers». On va donc parler des pionniers de l’Internet au Gabon. Ce sera donc l’opportunité pour tous ceux qui ont œuvré depuis des années à l’émergence du numérique dans ce pays, de pouvoir nous raconter l’histoire.

Quel est l’objectif recherché ?

L’objectif général du Café numérique est de faire quatre choses: connecter les hommes, parce que lorsqu’on connecte les hommes, on connecte les idées. Et lorsque l’on connecte les idées des uns et des autres, on connecte les connaissances. Les connaissances, dans un autre jargon, ce sont des techniques. Et quand on a un ensemble de techniques on parle de technologies. On connecte donc les hommes, les idées et les technologies. C’est donc l’économie de la connaissance et on a une manière particulière de le dire parce qu’ici 1+1 égale à 3.

Une technologie plus une autre technologie créera une troisième technologie. Ces nouvelles technologies vont se mettre au service des autres. L’objectif est ainsi de créer de nouveaux services qui se présentent comme des solutions aux différents problèmes que nous avons. Et on sait aujourd’hui que le numérique touche tous les secteurs d’activités. On a un certain nombre de problèmes qu’on peut résoudre grâce au numérique. Et pour les résoudre, il faut créer des services qui ont un but économique ou social. Il faut arriver à mettre ensemble des gens qui ont envie de créer ce genre de services. Et le Café numérique vient à point nommé. Il se présente à la fois comme une conférence et un forum. Conférence  parce qu’on peut partager ce qu’on a fait et forum parce qu’on peut en discuter.

Comment sera articulé cet événement?

Pour ce premier Café qui se déroulera à l’Institut Français du Gabon de Libreville, on aura six speakers. La première partie sera faite par les institutionnels. Il y aura des membres du gouvernement. La seconde partie sera faite par des agences du gouvernement, à l’exemple de l’Aninf. Dans la troisième partie, on sera à l’écoute d’un certain nombre de fournisseurs d’accès Internet (FAI) et d’opérateurs de télécom. En dernière partie, on présentera toujours un entrepreneur du numérique.

A vous entendre, on a l’impression que ce rendez-vous est destiné à l’élite

Non, l’événement est adressé à une communauté d’amateurs et de professionnels qui font tous partie d’un élément important de l’écosystème, parce que dans cet univers on a aussi des institutions, les FAI, les opérateurs de télécom, tous les professionnels du numérique, les grandes entreprises consommatrices du numérique, les entrepreneurs du numérique et tous ceux qui exercent les métiers du numérique. Que ce soit l’infographe, le photographe, le développeur,… on les retrouve tous ensemble. Il est donc important de fédérer tout le monde parce que les uns et les autres ont besoin de se mettre ensemble pour créer des services numériques.

Que peut-on attendre de cet événement?

Il faut déjà rappeler que c’est pour le samedi 27 janvier 2017 à l’Institut français du Gabon de Libreville et il s’adresse à tout l’écosystème du numérique, aux amateurs parce qu’il y en a énormément, aux grandes entreprises qui sont consommatrices et aussi de sociétés de services informatiques et réseaux et aux populations. En termes de retombés, on espère la structuration de l’écosystème. On voudrait arriver, comme on dit dans le jargon, à le mapper, c’est-à-dire à savoir qui fait quoi. Et une fois que l’on sait qui fait quoi, on peut favoriser les échanges pour arriver à créer de nouveaux services qui sont des solutions aux problèmes auxquels sont confrontés les populations où les professionnels.

Qui sont les organisateurs et d’où vous vient ce concept?

Il faut rappeler que le Café numérique est une licence internationale et se tient aujourd’hui dans 27 villes dans le monde. En Afrique, on a plusieurs villes et plusieurs villes en occident. On a donc obtenu cette licence internationale. Et Ogooué Lab qui est un accélérateur de Start up, un incubateur de Start up, une école de Start up fait la promotion et le développement de entrepreneuriat en général, mais en particulier du numérique.