D’abord annoncée pour septembre 2016, c’est finalement le 22 décembre prochain que l’inauguration officielle de la connexion entre le Gabon et le Congo dans le cadre de la première phase du projet Central African Backbone (CAB4) interviendra.

La phase 1 du projet CAB4 sera bientôt livré. © technofibre.fr

 

Sept ans après son lancement, la première phase du projet de fibre optique, CAB4, mené par l’Agence nationale des infrastructures numériques et de fréquences (Aninf) pourrait être finalisée avant la fin de l’année 2017. Mardi 28 novembre, le ministre d’Etat en charge de l’Economie numérique a précisément annoncé pour le 22 décembre prochain l’inauguration de la connexion entre son pays et le Congo. Alain-Claude Bilie-By-Nze y a vu et salué «la bonne collaboration» des équipes du département dont il a la charge, celles de l’Aninf, de la Société de patrimoine des infrastructures numériques (Spin), du fournisseur (la China Communication Service International) et de la Banque mondiale. Une «collaboration qui a permis d’ajuster les équipements pour les utilisateurs», a-t-il indiqué.

Financé grâce à l’appui de la Banque mondiale, l’un des principaux objectifs du projet CAB4 est «l’augmentation de l’extension géographique du réseau de fibre optique et la réduction du coût des services de communication», selon l’Aninf, qui ajoute que ce projet vise la mise en place d’une fibre optique de 1075 kilomètres, en suivant le tronçon ferroviaire et routier dans le cadre de l’intégration sous régionale. En plus de la pose de la fibre optique, le projet CAB4 prévoit la construction des centres techniques et l’interconnexion avec le Congo, le Cameroun et la Guinée équatoriale. Ses principales cibles sont les opérateurs de services (opérateurs télécom, de télévision et de radio), les prestataires de service (fournisseurs d’accès à Internet, fournisseurs de services à valeur ajoutée, PME et entreprises des technologies de l’information et de la communication) et l’administration gabonaise (interconnexion du réseau de l’administration gabonaise).

Dans le cadre de ce même projet, le ministère de l’Economie numérique a annoncé la signature du démarrage de la phase 2 de la dorsale nationale pour les villes de Booué, Oyem et Bitam, pour rejoindre les frontières du Cameroun et celle de la Guinée équatoriale.