Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Steeve Ndong Essame Ndong, a annoncé le 16 février le démantèlement d’un grand réseau des trafiquants de produits d’espèces intégralement protégées.

Les quatre indélicats pris en flagrant délit de détention de 27 pointes d’ivoire d’éléphants. © D.R.

 

Selon le procureur de la République, Nouhou Adamou, agent des Eaux et Forêts, de nationalité gabonaise, Issouma Ila, entrepreneur de nationalité gabonaise, Oumar Keïta et Keïta Ousmane, bijoutiers, de nationalité ivoirienne, ont été pris le 15 février dernier en flagrant délit de détention de 27 pointes d’ivoire, soit 150 kg.

Les 27 pointes d’ivoire d’éléphants pesant environ 150 kilogrammes saisis par les agents de l’Antenne régionale de police de l’Estuaire. © D.R.

Le démantèlement de ce réseau a été rendu possible grâce à l’intervention des agents de l’Antenne régionale de police de l’Estuaire, dans un domicile à Akebé ville dans le troisième arrondissement de la commune de Libreville.

«Les personnes interpellées font actuellement l’objet d’audition sous le régime de la garde à vue dans les locaux de la police judiciaire», a affirmé Steeve Ndong Essame Ndong, annonçant une recherche des coauteurs ou complices, et la perquisition des domiciles des mis en cause. «Cette perquisition suit actuellement son cours».

Selon le procureur de la République, un point complet de cette enquête fera l’objet d’une communication ultérieure, au regard de l’importante quantité de pointes d’ivoire saisies destinées à «alimenter des réseaux criminels transfrontaliers».

Strictement réglementé par la Convention de Washington sur le commerce des espèces menacées (CITES), le commerce d’ivoire est puni par l’article 275 de la loi 16/01 portant Code forestier d’un emprisonnement maximum de 6 mois.