Le Gabonais a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès en remportant le championnat du monde Lourds-Légers WBFed, le 17 décembre dernier à Libreville, face à l’Algérien et champion en titre Zine Eddine Benmakhlouf.

Le nouveau champion du monde Lourds-Légers WBFed s’adressant au public après sa victoire, le 17 décembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Présenté comme le «choc des titans», le combat de championnat du monde de boxe Lourds-Légers, le 17 décembre dernier à Libreville, a tenu toutes ses promesses avec le sacre de Taylor Mabika. Au terme des 12 rounds de cette opposition riche en intensité, le challenger gabonais l’a emporté aux points face à l’Algérien Zine Eddine Benmakhlouf, champion en titre WBFed (Fédération mondiale de boxe).

Le film du combat en image. © Gabonreview

Une issue à l’apposée des pronostics, qui donnaient vainqueur, par chaos, l’ancien champion en titre. En effet, Taylor Mabika s’est montré à la hauteur de l’évènement en dominant nettement son vis-à-vis, du moins sur les quatre premiers rounds. Il aura fallu attendre le cinquième round pour voir Zine Eddine Benmakhlouf relever la tête. De fait, le reste du combat sera plus équilibré.

Mais les dés étaient déjà jetés, d’autant que le Gabonais n’a pas faibli, se montrant combattif jusqu’au bout. Après sa victoire, le nouveau champion du monde a remercié le public et plus largement, le peuple gabonais, qui l’a soutenu de bout en bout. Avant de revenir sur la stratégie mise en place par son staff pour l’emporter face à son adversaire.

«La stratégie était bonne. Il fallait tout donner dans les contres car mon adversaire était plus grand de taille que moi. Il y a eu des moments de doutes mais je me suis ressaisi», a révélé Taylor Mabika. En effet, a-t-il confié : «C’est un sport où l’on prend des coups et au bout d’un moment, réfléchir devient très compliqué. Il m’a donc fallu puiser au fond de moi pour aller jusqu’au bout et décrocher la victoire».

Avec cette nouvelle ceinture, Taylor Mabika, a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès, déjà garni de deux titres de champion ABU (African Boxing Union, en 2013 et 2014). Le boxeur de 37 ans a également été champion IBU (International Boxing Union) en 2015 et champion intercontinental WBFed en 2016.

Du côté de Zine Eddine Benmakhlouf, la déception était grande à l’issue du combat. «C’est le jeu : le meilleur a gagné», a déclaré le boxeur algérien, qui n’a pas tarit d’éloges face à son vis-à-vis du soir. «Taylor a été fantastique et combattif tout au long de soirée. Ça s’est joué à peu de choses, les juges ont tranché en sa faveur», a reconnu l’ancien champion du monde qui, à 39 ans, a annoncé que ce combat était le dernier de sa carrière.

Ce combat été précédé d’un «gala de boxe», destiné à promouvoir la discipline chez les jeunes, avec trois affiches au programme. Dans la première, Franck Mombey l’a emporté par K.O, au deuxième round, face à Nemanja Sablijov. En deuxième lieu, Petit Jésus Gnintedem a perdu aux points face à Mickaël Peynaud. La dernière affiche a opposé Morgan N’Dong Zue à Mohamed Larabi, le premier ayant été déclaré vainqueur aux points, au terme du troisième round.