Le combat opposant Morgan Ndong Nzue au Suisse Andranik Hakobyan dans la catégorie des super-légers, le 14 avril à Bale, s’est soldé par un nul. Joint au téléphone, le boxeur gabonais est revenu avec Gabonreview sur sa performance.

Morgan Ndong Zue (à droite de l’arbitre) n’a pas pu l’emporter face au Suisse Andranik Hakobyan, le 14 avril à Bale. © D.R.

 

Gabonreview : Quelles sont vos impressions après ce combat ?

Morgan Ndong : Le résultat du match nul est frustrant. Quand tu te prépares en faisant tous les entrainements possibles et que tu domines ton adverse sans l’emporter, encore une fois c’est très frustrant. De mon point de vue, je pense que nous étions à égalité à l’issue des trois premiers rounds. Même si je dirai que mon adversaire a plus passé son temps à m’esquiver, de par son style dit fuyant. Qu’à cela ne tienne, j’ai avancé du premier au dernier round.

Mais mon adversaire a commencé à se fatiguer au début du quatrième round et moi j’ai redoublé de coups. Mais au final, l’arbitre a déclaré le match nul. Au fond de moi, je sais que j’ai pris le dessus : c’est une victoire du cœur. D’autant que j’ai été félicité pour ma performance par l’ensemble du public, en majorité suisse, et le manager de mon adversaire. N’empêche je suis très frustré de ne pas avoir été déclaré vainqueur par l’arbitre.

Une confrontation retour est-elle d’actualité ?

J’ai effectivement demandé un match retour. Mais pas en France, encore moins en Suisse. L’idéal serait de le faire en terrain neutre. La partie adverse n’est pas contre.

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Pensez-vous que le Suisse était le partenaire idéal dans le cadre de votre préparation pour la demi-finale de la Coupe de la Ligue française face à Yves Mesny, le 5 mai prochain à Usson-en-Forez ?

A trois semaines de la coupe de la Ligue, je dirai que c’était un très combat de préparation. Cela m’a permis de confirmer mes atouts et de voir dans quel domaine m’améliorer. Mon prochain adversaire est un gaucher, j’aurai des choses à parfaire. Par ailleurs, le prochain combat me conforte en ce sens qu’il se disputera en huit rounds, un format qui me convient très bien au niveau tactique. Contrairement à mon dernier combat, où il n’y avait que six rounds.

Prévoyez-vous boxer à nouveau au Gabon ?

J’ai très envie de boxer au Gabon, j’en meurs d’impatience. D’autant que boxer au pays a été un de mes meilleurs souvenirs jusqu’ici. J’attends simplement que les conditions soient mises en place par nos dirigeants. Dans tous les cas, je me tiens prêt.