N’étant toujours pas entré en possession de ses bons de caisse, le Collectif des agents des Douanes de l’Ogooué-Maritime (Cadom) a demandé à être payé au plus tard le 15 août. S’achemine-t-on vers une grève des douaniers de la province ?

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Le Collectif des agents des Douanes de l’Ogooué-Maritime (Cadom) a exprimé son mécontentement, le 7 août à Port-Gentil, sur le déroulement de l’opération de mise sous bon de caisse, qui ne devait toucher que la province de l’Estuaire dans sa phase de lancement. «(…) nous nous apercevons que les agents publics du Gabon ont tous été mis sous bon de caisse, aussi bien ceux de l’Estuaire que ceux de l’intérieur du pays», regrette le bureau du collectif.

Face à cette situation, les agents publics desDouanes de l’Ogooué-Maritime refusent de «faire les frais de l’incompétence manifeste de certains à trouver des solutions concrètes à ce fiasco». En effet, les membres du Cadom sont toujours dans l’attente de leurs salaires censés être versés le 25 juillet dernier. «Cela fait 12 jours que nous ne sommes pas payés, parce que certains veulent faire miroiter une espèce de magie dans le fonctionnement des appareils de l’Etat», déplore le Cadom.

Un retard d’autant plus incompréhensible qu’en juillet 2018, la région douanière de Port-Gentil a collecté près de trois milliards de francs CFA pour 85 agents. Soit près de 33 millions récoltés par agent. Invoquant l’article 78 de la Loi 1/2005 du 4 février 2005, le Cadom a rappelé qu’être au service de l’Etat donne droit à une rémunération. «Et, précisons-le… à une juste rémunération. Car nous avons fait notre part de boulot !», souligne le Collectif.

Soucieux de rentrer en possession de leurs dus, les douaniers de l’Ogooué-Maritime demandent à la direction générale des Douanes de mettre «un peu plus de diligence et d’ardeur pour faire bouger les lignes». Tout comme ils demandent à leur tutelle et au gouvernement, de «respecter leurs engagements et d’avoir la maîtrise des tenants et aboutissants de leurs actions».

Par ailleurs, sans menacer «qui que ce soit», le Collectif demande à être «humblement payé avant le 15 août». Rien n’a cependant filtré sur ce qui adviendrait à l’issue de cette échéance, en cas de non satisfaction de la demande du Cadom.