La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a invité les opérateurs économiques locaux à saisir ses opportunités de financement, le 5 juillet à Libreville. Un appel motivé par l’ambition de l’établissement de renforcer ses activités au Gabon.

© afreximbank.com

 

A la faveur d’une rencontre avec les opérateurs économiques locaux, le 5 juillet à Libreville, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a présenté ses offres de financements au secteur privé. Et ce conformément à sa stratégie «Impact 2021, l’Afrique transformée», à travers lequel l’établissement bancaire a déjà accordé au secteur privé sur le premier trimestre 2017, pas moins de 10 milliards de dollars. Soit 90% de sa taille de bilan sur cette période, estimée à 12 milliards de dollars.

La banque entend bien développer le commerce intra-africain. Elle compte ainsi atteindre 250 milliards de francs CFA des échanges d’ici 2021. Soit 22% contre 15% (170 milliards de francs CFA) réalisés actuellement. La même stratégie mettra un accent sur la promotion de l’industrialisation et le développement des exportations, sur le leadership pour le financement du commerce et sur la performance financière saine.

Afreximbank souhaite également faciliter la transition du secteur informel vers le secteur formel à 40% d’ici 2021. D’où son appel de pied aux opérateurs économiques locaux, invités à saisir les opportunités d’affaire en présentant des business plans viables. D’autant que l’établissement connaît bien le Gabon, pour y avoir déjà financé des activités à hauteur de 200 milliards de dollars.

«La banque a financé la zone économique et spéciale de Nkok à hauteur de 55 millions de dollars», a déclaré le directeur régional d’Afreximbank pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone. «Nous avons aussi financé le port de GSEZ à hauteur de 53 millions de dollars, pour ne citer que ces exemples», a ajouté René Awambeng. Un appel de pied visiblement bien entendu par les opérateurs économiques, ces derniers ayant cependant émis quelques réserves.

«Nous cherchons le pragmatisme. La problématique des PME au Gabon est connue… Le seul problème que nous avons au Gabon sur le développement de nos PME concerne l’accès aux financements», a notamment déclaré le directeur général de Global Business International, présent à cette rencontre. «Cependant, avec les banques que nous avons ici, cet accès aux financements nécessite une garantie ou une hypothèque qu’un jeune entrepreneur n’a pas forcément», a affirmé Mathurin Gafar Igue.

«La visite de notre délégation au Gabon s’inscrit dans la volonté de la banque africaine de renforcer les activités dans le pays, en particulier dans le contexte de l’impact lié à la baisse des coûts des matières premières», a simplement lancé René Awambeng.