Le Royaume chérifien a officialisé le 21 juin 2017 à Rabat, sa prise de participation au capital de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), pour une valeur globale de 4,52 milliards de francs CFA.

La signature de la convention de prise de participation du Maroc au capital de la BDEAC. © leseco.ma

 

Après son retour au sein de l’Union Africaine et la formulation de son intention d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Maroc vient de réaffirmer son ancrage au développement du continent, sinon ses ambitions expansionnistes ou hégémoniques. Le 21 juin dernier à Rabat, le ministre de l’Economie et des Finances du Royaume chérifien, Mohammed Boussaid et le vice-président de la Banque de BDEAC, Zounguere Sokambi Armand Guy, ont procédé à la signature de la convention de prise de participation du Maroc, à hauteur de 3% au capital de la banque de l’Afrique centrale.

La participation marocaine au sein de la grande banque sous régionale de l’Afrique centrale revêt deux caractéristiques : d’abord, la détention de 238 actions de catégorie B, d’une valeur nominale de 10 millions de francs CFA chacune, pour un montant de total de 2,38 milliards ; ensuite, la détention d’une part de capital sujet à appel, d’une valeur de 2,142 milliards de FCFA, soit un total de 4,52 milliards de francs CFA. Elle marque selon le ministre de l’Économie marocaine, l’intérêt que porte le Maroc pour le renforcement de ses relations avec les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac).

Cet accord serait l’ultime étape d’un processus ayant débuté officiellement le 16 novembre 2015, avec l’autorisation donnée par les organes de décision de la BDEAC, d’ouvrir son capital à des entités non membres de la Cemac. Le Maroc pour sa part a été sollicité courant février 2016 pour cette prise de participation. Et le 26 mai 2016, le ministère marocain des finances a marqué l’accord de principe du Royaume sur cette opération.

Selon le vice-président de la BDEAC cette prise de participation du Maroc au capital de la BDEAC aura pour effet de permettre aux pays de la région de faire face aux exigences d’une économie de plus en plus mondialisée. «Les ressources obtenues de cette coopération, permettront à l’institution de financement, de mieux répondre aux attentes de financement du secteur public et privé de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale et contribuer au bien-être de la population», a explique-t-on du côté de la BDEAC.

Créée en 1975, la BDEAC, a son siège à Brazzaville (Congo), et cinq représentations nationales à Douala (Cameroun), à Bangui (République Centrafricaine), à Libreville (Gabon), à Malabo (Guinée Equatoriale) et à N’djamena (Tchad). Bien que majoritairement détenu par les États de la Cemac, le capital de la BDEAC est également ouvert aux États non membres de la Cemac, ainsi qu’aux investisseurs, institutionnels régionaux et internationaux, désireux de contribuer à l’émergence des pays de la sous-région.