Face aux réalités du marché de l’emploi, les 42 bacheliers du département de la Lopé, dans l’Ogooué-Ivindo, ont été conseillés par le ministre de la Prévoyance sociale, le 11 août à Libreville, à s’orienter vers les métiers de l’environnement.

La major des bacheliers 2018 de Lopé, recevant son cadeau de Guy Maixent Mamiaka, le 11 août à Libreville. © Gabonreview

 

Les bacheliers du département de la Lopé, dans l’Ogooué-Ivindo, ont été honorés le 10 août à Libreville. Les 42 bacheliers sont principalement issus du Lycée Daniel Kosse à Booué, chef-lieu du département, pour un score de 93,33%. Initiateur du diner de gala en l’honneur de ces bacheliers, le ministre de la Prévoyance sociale a interpellé ces derniers sur leur choix d’études supérieures.

«Le bac c’est bien mais après, on fait quoi ?», a interrogé Guy Maixent Mamiaka. Ce dernier a notamment conseillé aux bacheliers de s’orienter vers les métiers de l’environnement. «L’Ogooué-Ivindo est la principale province du Gabon en ressources forestières, l’unique province regroupant en son sein quatre parcs nationaux (Ivindo, Wagna, Minkébé et Lopé, ndlr). J’évoque cela pour susciter en vous des pistes de réflexion», a-t-il déclaré.

En gros, le membre du gouvernement a invité les bacheliers à se poser les questions suivantes : «Quel est mon potentiel ?», «Quelle est l’adéquation de mon potentiel avec les besoins du marché ?» et, «Comment mettre tout cela en maillage ?». Et Guy Maixent Mamiaka de rajouter une couche : «95% des images sur le tourisme au Gabon, sont prises par des touristes et professionnels de la photo en provenances d’autres pays. Cette prise d’images est un marché non négligeable».

Au-delà de ces conseils, le ministre de la prévoyance sociale n’a pas manqué de féliciter les bacheliers de son département. «Le sentiment que nous exprimons aujourd’hui est celui de la reconnaissance et de la fierté», a-t-il souligné. «Le score de 93,33% est un exploit et je vous applaudis pour cela (…) Je voudrais également remercier le proviseur du lycée pour l’encadrement apporté à ces enfants, qui nous ont donné un résultat supérieur à la moyenne nationale (61%, ndlr). Un véritable exploit, le Lycée Daniel Kosse souffrant d’un manque criard en enseignants», s’est réjoui Guy Maixent Mamiaka.

Toutefois, le membre du gouvernement n’a pas dit un mot sur l’Ecole supérieure des métiers de bois de Booué qui aurait pu accueillir certains de ces bacheliers. Décidée par Ali Bongo le 30 mars 2011, lors du Conseil des ministres délocalisé à Makokou, la création de l’Ecole supérieure des métiers du bois à Booué entre dans le cadre de la Cité verte et de l’éducation.

Lancée en 2012, la construction de cet établissement est un projet ambitieux étalé sur une emprise de 8 hectares, avec un coût global de 17 milliards de FCFA. Il aurait dû ouvrir ses ateliers et laboratoires depuis 2014.