Dans la perspective de sortir les jeunes sans emploi de l’oisiveté et contribuer à leur autonomisation, une session de formation de deux semaines sur les techniques de transformation agricoles et sur l’utilisation des réseaux sociaux leur est offerte.

Le lancement de la formation sur l’autonomisation économique des jeunes, ce 19 juillet à Libreville. © D.R.

 

Les initiateurs à l’écoute des formateurs. © D.R.

 

150 jeunes vont suivre pendant deux semaines une formation sur les techniques de transformation des produits agricoles et l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Initiée par le ministre en charge du développement social, avec le soutien de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), cette formation est destinée à  «l’autonomisation économique des jeunes».

Elle est articulée autour de cinq ateliers thématiques : la transformation du manioc et de la banane ; la transformation de l’arachide et l’Odika ; la transformation des jus locaux (oseille, gingembre, yaourt) ; la pâtisserie moderne et l’utilisation d’Internet ;

Selon le directeur de cabinet du ministre du Développement social et familial, de la prévoyance sociale et de la solidarité nationale, «la présente formation offre l’occasion d’apprendre avec les experts et sur un plan très pratique, les techniques d’un domaine précis». En se référant à l’autonomisation comme arme pour promouvoir l’épanouissement en termes de développement d’une jeunesse responsable et citoyenne, Flavien Heke Ella a estimé que l’acquisition des compétences pratiques est essentielle pour surmonter les difficultés liées à l’employabilité.


Démonstration des transformations à enseigner. © D.R.

Pour le chargé du Collège des jeunes et de la communication de la concertation nationale des organisations paysannes et producteurs du Gabon, les produits agricoles transformés constituent un des leviers de l’autonomisation des jeunes. Ce d’autant que ce marché prend de plus en plus de l’importance. «Ce marché qui connaît une expansion concerne aussi bien les jus artisanaux d’oseille, ananas gingembre, les produits à base d’Odika, d’arachide, de banane et de manioc mais aussi des produits issus de la pâtisserie moderne», a déclaré Guy-Noël Nguema

Alors que le pays fait face à une crise économique accentuant le chômage chez les jeunes, pour les organisateurs de cette formation, la promotion des mécanismes favorisant la reconversion dans les activités génératrices de revenus apparaît comme une solution pertinente.

Auteur : Alain Mouanda