Réunis en assemblée générale dite de décision, le 2 août 2018, au stade de basketball d’Awendjé, la confédération syndicale Dynamique unitaire et les organisations amies, ont décidé de prendre la rue le 13 août, à travers une marche de protestation qui prendra son départ au rond-point de la démocratie.

Le président de la Dynamique unitaire, Jean Remy Yama. © Gabonreview

 

Les fonctionnaires gabonais ont répondu présent le 2 août, à la grande assemblée générale dite de décision, initiée par la confédération Dynamique unitaire, pour la défense des intérêts des agents de l’État. «Clochardisés» par les réformes gouvernementales visant à réduire le train de vie de l’État, ces agents ont décidé de l’organisation d’une marche de protestation pour mieux faire entendre leur «NON», à ce qu’ils qualifient de projet de «précarisation du travailleur gabonais».

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«Le 13 août 2018, nous devons défendre nos carrières, nos salaires, parce que ce qui est en train de se faire, c’est pour nous asservir. Nous allons combattre le pointage parce que c’est contraire à la loi. Nous disons non à la précarisation des agents publics, car l’objectif d’Ali Bongo et de son équipe est de nous asservir et faire de nous leurs sujets», a annoncé le président de la Dynamique unitaire. Jean Remy Yama assure avoir pris toutes les dispositions pour informer le ministre de l’Intérieur sur la tenue de cette marche. «La loi nous autorise à manifester et à marcher. La rue doit nous débarrasser de la peur».

Selon ce dernier, la marche du 13 août n’est que le début d’un long processus de contestation, constitué d’actions «ponctuelles chirurgicales et paralysantes» qui devront faire reculer l’État et ses mesures.