Coup de théâtre à la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo), mise à plat sur décision du ministère de tutelle alors même qu’elle tenait son assemblée élective, le 18 mars dernier à Libreville.

L’ancien président de la Fegajudo, André Angwe Aboughe. © echosdunord.com

 

La Fédération gabonaise de judo (Fegajudo) a purement et simplement été mise à plat par le ministère des Sports. «Faute d’existence juridique, la fédération est mis à plat», a annoncé un représentant du ministère des Sports. Une décision ayant suscité, bien évidemment, des réactions aussi diverses que mitigées.

Comment cela est-il possible, «alors même que ce ministère a travaillé 20 ans durant avec le président sortant», s’est demandé un judoka, relayé par le média en ligne timesinfos.com. Cette décision a ainsi consacré la mise à l’écart du président sortant, en lice pour un nouveau mandat. Après 20 ans à la tête de la Fegajudo, André Angwe Aboughe sera ainsi remplacé par le secrétaire générale de la fédération (Ghislain Claude Essabe, ndlr), qui «assurera les affaires courantes», a annoncé le représentant du ministère des Sports.

Une décision que n’a pas manqué de commenter André Angwe Aboughe. «Oui la fédération est illégale, et pourtant le ministère des sports a nommé un DTN (Directeur technique national, ndlr) dans une structure illégale. De plus, le judo n’est pas la seule discipline concernée par l’absence de documents juridiques», s’est défendu le désormais ex-président de la Fegajudo.

La mise à l’écart d’André Angwe Aboughe, sonne comme une victoire pour son principal challenger. «Des clubs, des ligues et de la fédération elle-même, toutes ces structures existent de fait, mais pas juridiquement. Elles sont donc illégales et confirment ainsi le désordre qui règne dans le judo», a expliqué Serge Christian, lors de l’assemblée élective.

Toutefois, en tentant de «ramener de l’ordre» au sein de cette fédération, le ministère des Sports ne pérennise-t-il pas la cacophonie qui y régnait ? Car, comment comprendre que le ministère ait désigné comme président intérimaire de la Fegajudo, le secrétaire général d’un «bureau illégal» qui plus est, dissout par sa décision? Bien malin qui répondra.