Lancé en juin 2016, par l’actuel ministre de la Promotion des investissements Madeleine Berre, le village artisanal 100% gabonais a été inauguré le 16 novembre 2017.

L’une des 20 cases du Village artisanal Olamba. © Gabonreview

 

Les artisans gabonais disposent désormais d’un espace permanent de vente et de valorisation de la culture et du savoir-faire local. Ce projet découle d’un rêve. Celui de deux dames, Madeleine Berre et Irène Lissenguet. Elles souhaitaient offrir aux talents gabonais l’opportunité de promouvoir le patrimoine artisanal local, et de disposer d’un espace d’animation viable.

«En tant que ministre du Commerce et en tant que femme, j’avais été sensible à votre souci de pérenniser la commercialisation de vos produits. Ce travail n’est pas celui de madame Berre ou de madame Irène Lissenguet. C’est le vôtre. On n’a fait ce qu’on a pu avec les moyens qu’on avait, mais ce projet est à vous. Il était tellement à vous que je l’ai sorti du programme gouvernemental, car dès le départ, c’est vous qui l’aviez mis en œuvre», a témoigné le ministre de la Promotion des investissements.

Situé à Glass dans le 4è arrondissement de Libreville, le «Village artisanal Olamba» est érigé sur une superficie de 1200 m². Fruit d’un partenariat public-privé, le village Olamba, regroupe une vingtaine d’artisans intervenant dans des domaines variés : vannerie, textile, agro-alimentaire, cosmétique, carterie, sculpture, peinture, culinaire, bijouterie, décoration mariage traditionnel, etc.

Le nom de chaque case du site est un merci dans les différents dialectes du Gabon : abora, diboti, akewa, malumbi, lévéléwe… à l’endroit des visiteurs.

Si l’Etat a offert 20 cases en bois au village, les artisans eux-mêmes ont trouvé un terrain à Glass, l’ont viabilisé et payé la location de la parcelle pour une année.

Le chef de quartier accompagné des ministres des PME-PMI et de la Promotion des investissements. © Gabonreview

Par ailleurs, «les femmes se sont organisées en association pour porter le projet, régler les litiges fonciers, construire des toilettes, réaménager les cases avec l’aide d’un architecte de la diaspora, pour non seulement augmenter la superficie des espaces de vente, mais aussi améliorer la visibilité de nos produits et l’accueil de nos clients», a indiqué la présidente de l’association, Isabelle Ba Oumar.

Au stade actuel, le projet n’est pas terminé. Il reste, selon les membres de l’association, un élément essentiel à réaliser : la case Samba, pièce maitresse du village. C’est un bâtiment multi fonctions : hall d’exposition, salle polyvalente, salle de formation, etc.

«En effet, tout au long de l’année, nous comptons abriter des expositions éphémères ou de longues durée des artisans venus du Gabon et même de l’étranger, dans le cadre de nos échanges. Nous allons également accueillir des exposants journaliers : des jeunes créateurs, artisans dont le stock de production ne leur permet pas d’avoir un espace permanent. Le village va aussi organiser des ateliers pour enfants et adultes, pour revivifier l’artisanat traditionnel, notamment les dimensions musicale et culinaire souvent oubliées, qui trouveront ici un espace convivial, original», a expliqué la présidente de l’association.