Les employés de l’Agence gestionnaire des infrastructures sportives et culturelles ont momentanément suspendu le travail pour réclamer le paiement de leurs salaires. L’opportunité du Congrès du Parti démocratique gabonais devant se tenir au stade de l’Amitié est une aubaine pour crier leur détresse.

Les employés réclament 3 mois d’arriérés de salaires. © D.R.

 

De la menace, ils sont passés à l’action. Les agents de l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles (ANAGEISC) ont déclenché le 7 décembre une grève  pour réclamer 3 mois d’arriérés de salaires.

«Nous ne sommes pas dans une grève à proprement parler, mais nous interpellons les autorités à rétablir nos salaires, avant d’envisager un retour à la normale de notre fonctionnement», a expliqué un agent d’exécution qui a requis l’anonymat.

Si pour l’heure, aucun signe ne semble annoncer une issue favorable, les employés de l’ANAGEISC espèrent toutefois que la facture relative à l’organisation du dialogue politique organisé par Ali Bongo dans l’enceinte du stade de l’Amitié pourra éponger ne serait-ce que deux mois de salaires impayés. Une dette qu’ils pensent sera payée avant les fêtes de fin d’année.

Revu de moitié, le budget de la structure aujourd’hui à 594 millions FCFA, ne serait même pas payé en totalité alors qu’on est au dernier mois de l’année. Les effectifs estimés à plus de 130 employés répartis dans les différents sites, a bien du mal à survivre.

La main-d’œuvre engagée lors de la Coupe d’Afrique des nations pour le transfert des savoirs sur la gestion des stades pourrait lever le pied et ainsi laisser mourir les infrastructures chèrement acquises.

L’opportunité de leur soulèvement, indique la même source, est également liée à l’organisation du congrès du Parti démocratique gabonais (PDG) qu’ils s’apprêtent à accueillir. Sans vouloir le boycotter, ils ambitionnent de se faire entendre. «C’est nous qui entretenons ces infrastructures. Si elles se dégradent, où vont-ils se réunir ?», s’est-il interrogé.

Auteur : Alain Mouanda