Vétuste, le palais de justice de Port-Gentil nécessite des travaux de réfection, qui permettraient d’améliorer les conditions de travail des autorités judiciaires de la commune.

Le palais de justice de Port-Gentil, le 17 novembre 2017. © Gabonreview

 

Les conditions de travail au palais de justice de Port-Gentil ne sont pas les plus idéales. Pourtant, malgré leurs plaintes ces dernières années, les autorités judiciaires de la capitale économique semblent avoir accepté la difficile situation dans laquelle ils exercent. C’est dire que le gouvernement, en dépit de leurs interpellations, n’a vraiment jamais daigné s’intéresser à la question. Du moins pas avant la visite, le 17 novembre, de Jean-Fidèle Otandault sur les lieux.

Jean-Fidèle Otandault, se rendant compte de l’état de vétusté du bâtiment abritant le palais de justice de la capitale économique. © Gabonreview

Si le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics ne s’est pas officiellement prononcé au terme de sa visite, il n’en est pas moins apparu préoccupé, alors que le 1er président de la Cour d’appel judiciaire, Alex Mombo, et le procureur général près la Cour d’appel, Emile Mambeya, lui faisaient faire le tour des services.

Le bâtiment abritant le palais de justice de la capitale économique ne cache plus sa vétusté. Et en ces temps pluvieux, l’entrée et le parking du bâtiment ont encaissé quelques centimètres d’eau. Ce qui laisse penser que rien n’avait été prévu pour l’évacuation des eaux de pluie.

Contrairement aux deux principales salles d’audiences qui sont relativement bien entretenues et ne présentent aucun problème particulier, une brève visite à l’intérieur du bâtiment révèle quelques difficultés : bureaux exigus, difficulté d’archivage des documents, plafonds abimés et croulants. Jusqu’à la salle des pas-perdus de ce palais de justice, des travaux de réfection feraient le plus grand bien.

A la suite de sa visite, Jean-Fidèle Otandault, natif de la commune, consentira-t-il à débloquer des fonds pour la réfection de cette structure ? Difficile de le dire. En attendant, bien que silencieux, les responsables des lieux espèrent que la tutelle représentée par un des leurs, l’avocat Francis Nkea Nzingue, aujourd’hui ministre d’Etat en charge de la Justice saura comprendre leurs difficultés et trouver des solutions à celles-ci.