Au cours de la première réunion de haut niveau de la 67e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème de l’état de droit aux niveaux national et international, Ali Bongo Ondimba a tenu à réaffirmer l’attachement profond du Gabon à l’état de droit, à la démocratie et aux droits de l’Homme, ainsi que la volonté politique du pays à œuvrer pour leur consolidation.  

Ali Bongo Ondimba lors de son discours du 24 septembre 2012 à la tribune des Nations Unies - © Cocom

Le discours d’Ali Bongo a porté essentiellement sur l’exemple du Gabon dans ces domaines. Faisant référence à son allocution devant les députés et sénateurs réunis en Congrès, le 12 septembre dernier, le président a précisé que le dialogue politique en démocratie, doit se faire dans le respect des institutions, des lois du pays et de ceux qui les incarnent. Il a mentionné que c’est à cet effet, qu’il a réactivé le Conseil national de la démocratie «le cadre institutionnellement approprié et prévu pour le débat politique et pour la démocratie». Cet espace de dialogue collaboratif et ouvert à la diversité des opinions, est composé à parité de représentants de la majorité et de l’opposition, mais toujours présidé, depuis sa création, par une personnalité de l’opposition.

«la consolidation de l’état de droit repose sur une justice indépendante et impartiale permettant de garantir la paix sociale et la sécurité, de protéger les droits des plus vulnérables, et de prévenir les extrémismes et l’intolérance.» Affirmant œuvrer pour des institutions judiciaires «plus cohérentes, plus efficientes, plus transparentes, plus accessibles et plus équitable», le chef de l’État a rappelé avoir mené d’importantes réformes telles que l’adoption des lois visant à protéger les droits des femmes et des enfants, la mise en place d’un nouveau régime judiciaire de protection des mineurs, l’institutionnalisation d’une «journée internationale des veuves», l’introduction des registres biométriques pour améliorer l’état-civil et renforcer la transparence des élections, la lutte contre les violations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ou la réorganisation de l’administration chargée de l’habitat et du cadastre, afin de protéger le droit à la propriété foncière.

Le président Ali Bongo Ondimba le 24 septembre 2012 au Nations Unies - © CocomAli Bongo a aussi rappelé que le Gabon a ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption et doté le Gabon d’une Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite. Le Gabon participe aussi à l’Initiative sur la Transparence dans les Industries Extractives (l’EITI) et a réalisé un audit général de la fonction publique qui a permis la suppression de milliers de postes fantômes.

Malgré la forte volonté de réformer le pays pour intensifier le développement, le Chef de l’État a toutefois déclaré que «la lutte contre la corruption est une entreprise de longue haleine qui nécessite une  coopération reposant sur un dialogue avec les différents partenaires et une appropriation au niveau national.»

D’après le communiqué de presse de la présidence de la république, cette réunion devrait se conclure par l’adoption d’une Déclaration politique énonçant les grands principes de l’état de droit et indiquant leur application aux niveaux national et international. Le Président gabonais, pour qui, la paix, le développement et l’état de droit sont interdépendants, a conclu son discours en exprimant l’adhésion du Gabon à la déclaration qui sera adoptée au terme de ce débat.