La formation pour le renforcement des capacités du personnel devant intervenir, en termes de riposte contre la fièvre hémorragique de type Ebola s’est ouverte ce 29 mai 2018 à Libreville.

Les points focaux des comités provinciaux suivant le discours inaugural du Dr Guy
Patrick Obiang Ndong, le 29 mai 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la riposte contre l’Ebola a démarré le 29 mai à Libreville. Intitulé «Atelier de formation des points focaux des comités provinciaux et des partenaires sur la préparation de la riposte à la Maladie virale de type Ebola (MVE)», cette session de formation organisée par le ministère de la Santé, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), s’inscrit dans la phase 2 de préparation de la riposte à la survenue d’éventuel cas d’épidémie Ebola dans le pays.

La formation réunit plusieurs administrations intervenant dans la lutte contre la maladie ainsi que le secteur privé. Trois objectifs sont visés: le renforcement des capacités pour une prise en charge efficace et efficiente des cas suspectés ou déclarés, la mise mettre en place des équipes de riposte dans les différents secteurs, ainsi que l’usage des kits dont des échantillons ont été remis aux délégués provinciaux.

Des kits remis au délégué provincial de l’Ogooué-Ivindo. © Gabonreview

«Il y a certains indicateurs sur lesquels vous devez être vigilants : c’est le comportement de la population face à l’incidence des fièvres», a déclaré le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang Ndong, en ouvrant les travaux. Il a invité les points focaux à interpréter les moindres signes et à être vigilants. «Y a-t-il une croissance des fièvres? Y a-t-il des cas de diarrhée hémorragique? Si vous avez un changement de comportement de la population, il faut le signaler le plus rapidement. Il en est de même des cas d’animaux morts dans la faune», a-t-il expliqué.

Actuellement, le ministère de la Santé travaille avec les Parcs nationaux pour éviter que les villageois qui se rendent en forêt ne ramènent des carcasses d’animaux morts. L’expérience ayant démontré que ce sont des gibiers ramenés des forêts et morts sans cause apparente qui sont souvent à l’origine de la maladie. Dans ce contexte, le Dr Guy Patrick Obiang Ndong a insisté sur le fait que les auxiliaires de commandements doivent davantage être sensibilisés. «S’ils se rendent compte qu’il y a des comportements anormaux d’animaux dans la forêt, qu’ils alertent les comités provinciaux», a-t-il exhorté.

Un dispositif sera en alerte à Libreville et les équipes pourront réagir avec l’aide d’un hélicoptère pour une rapide intervention sur les lieux. «Soyons vigilents, cela va de la sécurité de notre pays», tout en réaffirmant qu’il n’y a pas de cas de fièvre à virus hémorragique de type Ebola au Gabon.