Deux mois après la découverte d’un cas en RDC, et dans le cadre de la certification OACI qu’il devrait bientôt obtenir, l’Aéroport de Libreville (ADL) a organisé le 16 juin une simulation d’un exercice partiel du plan d’urgence portant sur la suspicion d’un cas de maladie à virus Ebola.

Scène du débriefing au terme de la simulation, le 16 juin 2018, à l’aéroport international Léon Mba de Libreville. © Gabonreview

 

Préparée dans le plus grand secret, une simulation d’un exercice partiel du plan d’urgence de l’aéroport international Léon Mba de Libreville a été organisée samedi 16 juin. Effectuée à l’occasion de l’atterrissage d’un avion en provenance de Port-Gentil, l’opération portait sur la suspicion d’un cas de maladie à virus Ebola. Une façon pour ADL de coller au contexte, deux mois après l’alerte à l’épidémie déclarée en République démocratique du Congo en avril dernier.

Si à ce jour aucun cas d’infection n’a été détecté dans le pays comme l’a récemment confirmé le gouvernement, pour Daniel Lefèvre, directeur général d’ADL, cet exercice répondait plutôt à un contexte règlementaire, qui veut qu’un plan d’urgence soit établi pour tout aérodrome et que celui-ci soit éprouvé sur le terrain tous les 2 à 3 ans. Soumis à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) pour approbation, le plan d’urgence de l’aéroport de Libreville entre également dans le cadre du processus de certification OACI attendu pour cette année, qui fera de l’aéroport international Léon Mba le premier de l’Afrique centrale à en bénéficier.

«L’idée, a expliqué le patron d’ADL, était de partir d’un cas possible enregistré à bord d’un avion en provenance d’un pays voisin pour voir la réaction des principaux acteurs du processus, précisément dans le traitement du cas à bord mais surtout pour éviter la contamination des autres passagers et la propagation de la maladie.»

Basé sur la réaction de trois principaux intervenants (ADL, Anac, Asecna), l’exercice avait pour objectif de «tester le dispositif d’alerte et de riposte en cas de suspicion d’un porteur de maladie à virus Ebola». Il s’agissait notamment, a précisé ADL, de «vérifier que les numéros de téléphones des personnes ressources sont toujours opérationnels, s’assurer de la disponibilité du matériel et de tester la mise en place du cordon de sécurité».

Au bout de plusieurs minutes d’exercice, Arthur Nkoumou Delaunay, le directeur général de l’Anac, et Dr Cyrille Mouyopa, le chef de la section médecine aéronautique à l’Anac, ont jugé positive la réaction des différents intervenants. «L’opération s’est très bien passée. D’une manière générale, les acteurs se sont bien comportés», ont-ils déclaré lors du débriefing.

Dans une quinzaine de jours, un rapport sera transmis aux autorités aéroportuaires par les évaluateurs. Il s’agira d’identifier les insuffisances observées lors de l’exercice, afin de les corriger.