Depuis quelques jours une curieuse rumeur tourne autour de la marque d’eau en sachet qui, dit-on, aurait causé la mort de plusieurs dizaines d’individus en Tanzanie, avant d’être importée au Gabon.

Eau en sachet. © informationng.com

Eau en sachet. © informationng.com

 

D’origine inconnue, l’eau vendue en sachet est fortement déconseillée à la consommation par de nombreux spécialistes et diététiciens, qui doutent des modalités de son conditionnement. Pourtant, si ce commerce semble totalement échapper aux pouvoirs publics, il tend néanmoins à prendre de l’ampleur. Son caractère pour le moins florissant paraît bénéficier aux responsables publics qui feignent de le combattre en vain. Or, depuis quelques jours, les réseaux sociaux diffusent des messages faisant état de la mort de 180 individus ayant consommé l’eau en sachet de marque «Alaska», dans d’autres pays du continent.

Expédiée du Ghana à partir de la Tanzanie, ainsi qu’indiqué dans un des nombreux posts, l’eau en sachet «Alaska» de 50 centilitres, vendue à 50 francs au Gabon, serait dangereuse et nécessiterait que les autorités douanières s’impliquent davantage dans la résolution de cette question de santé publique. A en croire certains consommateurs, cette eau contiendrait une substance chimique toxique et gravement nuisible à la santé. La matière plastique qui la conserve plus ou moins suscite, elle aussi, quelques inquiétudes. Fabriqué en «mauvais polyéthylène» pour certains, quand la matière est tout simplement «impossible à tracer» pour les non-initiés, l’emballage serait pour beaucoup dans le décès présumé des consommateurs. Même si, pour l’heure, rien n’est officiel. Il ne reste pas moins que le commerce de l’eau en sachet nécessite que l’on s’y attarde véritablement.