Pour protester contre les contrôles abusifs et le racket organisés par les éléments de la gendarmerie du Cap Esterias, les taximen de la commune d’Akanda ont décidé le 18 décembre de cesser toute activité de transport.

Un agent des Forces de police nationale, régulant la circulation au carrefour Gigi (Angondjé). © Gabonreview

 

Les taximen de la partie nord de la capitale gabonaise sont en colère. Ils ont décidé d’arrêter de transporter les clients pour protester contre les contrôles abusifs et le racket organisés, depuis plusieurs semaines, par les éléments de la brigade de la gendarmerie du Cap Esterias.

Selon le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), «les gendarmes installés au carrefour de la pharmacie d’Avorbam, exigent à chaque taximan, un paiement quotidien de 1500 francs CFA, avec une réquisition de 3 à 4 dossiers par jour dont la délivrance coûte 50 000 à 100 000 francs CFA», a déclaré Jean-Robert Menie.

Ne pouvant plus continuer à payer ces sommes pour lesquelles ils affirment ne recevoir aucun reçu de Trésor public, les taximen ont arrêté de desservir les quartiers Amissa, Entraco, Stade et Centre hospitalier universitaire d’Agondje, au grand dam des habitants de ces quartiers.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga