La compagnie aérienne sud-africaine a sollicité lundi l’agrément du Gabon pour la mise en service prochaine d’une ligne directe Libreville-Johannesburg.

La SA Airlink mettra bientôt en service une ligne Libreville-Johannesburg. © D.R.

 

Moment de la réunion avec les responsables d’Airlink, à Libreville, le 30 juillet 2018. © Gabonreview

Les avions de la South African Airlink pourraient bientôt se poser à Libreville. C’est, en tout cas, le souhait que ses responsables ont exprimé aux autorités gabonaises ce lundi 30 juillet. Namhla Tshetu, le manager exécutif de la compagnie aérienne sud-africaine, a en effet rencontré le ministre gabonais des Transports et de la Logistique auprès de qui il a sollicité un agrément pour la mise en service d’une ligne directe Libreville-Johannesburg. La compagnie devrait remplacer la South African Airways qui, en janvier 2017, avait décidé de quitter le Gabon à cause des difficultés financières.

Convaincue de la rentabilité de la ligne qu’elle entend mettre en service dans les prochains mois, la SA Airlink entend également faire de la capitale gabonaise un hub d’où partiront ses avions pour d’autres villes de la sous-région de l’Afrique centrale. «La compagnie opèrera sept jours par semaine», informe Pearl Nomvume Magaqa, ambassadeur de l’Afrique du Sud au Gabon, qui estime que ce vol permettra de faire gagner du temps et de l’argent aux voyageurs. La durée du vol direct Libreville-Johannesburg est estimée à 4 heures.

Bien qu’attendant la décision officielle du gouvernement, les responsables d’Airlink se sont montrés plutôt satisfaits au terme de leur entretien avec Justin Ndoudangoye. Le ministre n’a pas caché que la compagnie sud-africaine est plutôt bien partie pour avoir son agrément. «Nous avons regardé les contours du dossier. C’est une compagnie qui jouit d’une bonne réputation auprès de l’OACI et auprès des instances sud-africaines en matière de sécurité», indique le ministre des Transports et de la Logistique. Ce dernier envisage déjà d’accorder un an d’exploitation à Airlink, «avec des conditions de révocabilité au cas où on constaterait la non conformité de la compagnie aux exigences de la réglementation gabonaise».