Dans le cadre de la convention de prêt de soutien budgétaire 2017-2019, une mission de l’Agence française de développement (AFD) était en séance de travail avec le ministre du Budget, le 9 mai à Libreville.

Un moment de la séance de travail entre le ministre du Budget (Jean-Fidèle Otandault) et la délégation de l’AFD, le 9 mai 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Six mois après la signature de la convention de prêt de soutien budgétaire 2017-2019, l’Agence française de développement  (AFD) et le Gabon ont fait le point, le 9 mai à Libreville. Conduite par la directrice de l’agence régionale de l’AFD du Gabon et de Sao Tome, une délégation s’est entretenue à cet effet avec le ministre du Budget.

Jean-Fidèle Otandault, les membres de l’AFD et, Laetitia Dufay face à la presse. © Gabonreview

 «Nous avons rencontré le ministre d’Etat dans le cadre d’une mission concernant le prêt de soutien budgétaire que la France et l’AFD ont conclu avec la République gabonaise en fin 2017. Ce prêt doit être décaissé en plusieurs tranches et l’objet de la réunion avec le membre du gouvernement était de passer en revue les conditions permettant le décaissement des tranches successives. Nous avons eu une séance de travail sur lesdites conditions», a déclaré Laetitia Dufay.

Non insensible à la situation économique actuelle, la France avait décidé d’apporter un soutien budgétaire au Gabon. C’est dans ce cadre que l’AFD et la République gabonaise ont signé, le 1er décembre 2017 à Libreville, une convention de financement pour la mise en place d’un prêt de soutien budgétaire triennal (2017-2019). Sur la période indiquée, l’AFD va octroyer au Gabon trois tranches annuelles de 75 millions d’euros (plus de 49 milliards de francs CFA), soit un montant global de 225 millions d’euros (plus de 147,5 milliards de francs CFA).

«Afin de venir en aide, en appui au Gabon, dans ses finances publiques, la France et d’autres bailleurs, dont la Bad, la Banque mondiale et le FMI, contribuent à cet appui budgétaire pour permettre au gouvernement gabonais d’assainir ses finances publiques», a souligné la directrice de l’agence régionale de l’AFD du Gabon et de Sao Tome. En effet, le prêt consenti est destiné à l’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs, compte tenu de l’impact de ces arriérés sur la performance de l’économie gabonaise.

Autre objectif de cette convention : contribuer à lever une partie des contraintes structurelles pesant sur la gestion des finances publiques, en appuyant la mise en œuvre des réformes définies dans le mémorandum de politiques économiques et financières annexé à l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). «Une première tranche, confirmée et octroyée, a été décaissée fin 2017. Il s’agissait d’une tranche de 75 millions d’euros. Et il est prévu une deuxième tranche de 75 millions d’euros au titre de 2018, si les conditions sont réunies», a indiqué Laetitia Dufay.

Parmi ces conditions, figurent en bonne place celles prévues dans le programme du FMI. Notamment, les conditions de remise à plat ou de remise à niveau de l’économie gabonaise et des finances publiques. «L’avancée du Plan de relance économique fait partie des éléments que nous regardons : les mesures mises en œuvre, leurs résultats, leurs impacts. Cela fait partie des critères de notre évaluation», a conclu la directrice de l’agence régionale de l’AFD du Gabon et de Sao Tome.