À la faveur d’une conférence de presse tenue le 6 novembre à Libreville, Irénée Mezui Mba, l’avocat de Mohamed Ait Ben Ali, a décrié les conditions de l’arrestation de son client, le 31 octobre par le B2, tout en promettant de tout faire pour faire triompher le droit.

Irénée Mezui Mba, avocat de Mohamed Ait Ben Ali au cours de la conférence de presse du 6 novembre 2018. © Gabonreview

 

L’arrestation de l’ancien directeur général de Satram-EGCA, Mohamed Ait Ben Ali, par les éléments de la direction générale de la contre ingérence (B2), le 31 octobre à Libreville, ne serait «pas conforme à la loi».

C’est le message essentiel de la conférence de presse animée sur le sujet par son avocat, Irénée Mezui Mba, le 6 novembre à Libreville. S’il a dénoncé les conditions dans lesquelles son client a été interpellé, l’avocat affirme ignorer les mobiles de cette arrestation.

D’autant que, deux semaines avant, son client avait été libéré, «après avoir passé irrégulièrement un an, huit mois et deux jours de garde à vue préventive à la prison centrale de Libreville» dans le cadre de l’Opération mamba.

Selon l’avocat, quelques jours après avoir été remis en liberté, son client a reçu un appel téléphonique lui demandant de se rendre au B2, pour récupérer ses affaires confisquées lors de son arrestation. Une fois au B2, Mohamed Ait Ben Ali est arrêté le 1er octobre et jeté en cellule.

Une arrestation tout de même étrange, affirme Maître Mezui Mba. Car, «elle ressemble à un acharnement. Parce qu’à ce jour, nous n’avons aucune information sur ses mobiles. Au B2, c’est l’omerta totale. Que l’on nous dise au moins les raisons de son arrestation», a plaidé l’avocat. Ce dernier entend saisir le procureur de la République pour lui faire constater la violation flagrante de la loi au Gabon.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga