Publié aux éditions Dagan en 2013, «50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010» met en lumière une cinquantaine de personnalités de l’espace littéraire national. Alors que le livre gabonais a fait sa rentrée à Paris, le 12 septembre dernier, coup d’œil sur cet ouvrage de vulgarisation.

«50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010». © Gabonreview

«50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010». © Gabonreview

 

Le 12 septembre dernier, la Doxa éditions a organisé à Paris la rentrée du livre gabonais. Un espace pour fêter le livre, la littérature et les auteurs gabonais, particulièrement ceux de France. Chaque année en septembre dans la capitale française, en effet, cette cérémonie dédiée aux auteurs gabonais et à leurs éditeurs, mais aussi aux éditeurs gabonais publiant des auteurs d’horizons divers, s’agrandit. Pour cette édition, un ouvrage de 138 pages, publié par les éditions Dagan, a retenu l’attention.

Préfacé par le Dr Héméry-Hervais Sima Eyi, enseignant à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville et directeur du Centre d’étude en littérature gabonaise (Celig), cet ouvrage se veut un témoignage de l’évolution de la littérature gabonaise, qui s’enrichit depuis cinquante ans de nouveaux écrits. Loin d’être un essai et encore moins une anthologie, il s’agit d’un «livre-portrait» de 50 auteurs gabonais triés selon des critères propres à l’auteur. Le préfacier souligne à ce propos  que ce livre se «donne pour but d’offrir aux lecteurs les biographies des auteurs gabonais retenus». «Dans sa démarche, qui consiste à sélectionner les cinquante figures, l’auteur définit quatre critères», précise-t-il. Il fallait donc avoir publié au moins un texte dans l’un des genres littéraires reconnus (roman, poésie, nouvelle, théâtre, conte ou épopée) ; avoir au moins un titre publié disponible en librairie à Libreville ; figurer parmi les auteurs dont les livres sont inscrits dans les programmes d’enseignement au Gabon et participer en tant qu’écrivain à la promotion de la littérature gabonais. Un autre critère, et non des moindres, relevé par l’auteur lui-même, était l’appartenance à l’Union des écrivains gabonais (Udeg). «Ce livre n’est pas une anthologie, c’est-à-dire un recueil d’extraits de textes choisis. Il n’est pas non plus une œuvre critique qui examinerait ou passerait en revue les œuvres de la littérature gabonaise afin d’apprécier ou de juger leur qualité d’un point de vue esthétique. C’est plutôt une sorte de catalogue qui met en relief cinquante écrivains», explique Eric-Joël Békalé, l’auteur.

© Gabonreview

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Au total, «50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010» construit les portraits d’auteurs qui ont marqué la littérature gabonaise depuis l’indépendance. Dans ce livre, on note la présence d’écrivains bien connus. Vincent de Paul Nyonda y est présenté comme «le père du théâtre gabonais». «C’est lui qui, dans les années soixante, créa le théâtre national», apprend-on. Jean Divassa Nyama, «l’un des écrivains les plus populaires», puisque Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2008, y figure avec son roman «Vocation de dignité», œuvre phare de la trilogie «Calebasse». On y retrouve aussi Hubert Freddy Ndong Mbeng, l’auteur des «Matitis» ; Ferdinand Alogho Oke (Biboubouah : Chroniques équatoriales), etc. Robert Zotoumba, Cendrine Bessora, Jean René Ovono Mendame, André Raponda Walker, Justine Mintsa, Laurent Owondo, Pierre Odounga Pépé, Angèle Ntyugwetondo-Rawiri, Ludovic Obiang, Grégoire Biyogo, Pierre Moundjegou…, sont autant d’auteurs qui y ont leurs portraits aux côtés de ceux de la jeune génération représentée par Peggy Auleley, Janis Otsiémi, Bellarmin Moutsinga, Nadia Origo, Edna Merey Apinda, Sylvie Ntsame, Honorine Ngou, Peter Ndemby, entre autres. On le voit : «50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010», participe à la promotion de la littérature gabonaise et surtout de ses auteurs.

A coup sûr, l’on peut désormais se dire qu’il y a au moins une cinquantaine d’auteurs gabonais dont les portraits figurent dans un ouvrage. Ce qui facilitera la recherche documentaire aux élèves et étudiants. Au-delà, si ce livre dresse une liste des auteurs gabonais connus, il s’agit surtout d’une contribution à la reconnaissance de cette littérature qui, cinquante années durant, a mieux fait que se faire connaître, la qualité des contenus ayant varié et s’étant enrichie de nouveaux thèmes.