«Philippe Maury, Ombre et lumière d’une légende» de Maggic Youngou et le «Dernier conseil» de Jean-Claude Cheyssial ont ouvert le 28 novembre 2016, la 11e édition des Escales documentaires de Libreville, qui se tiennent jusqu’au 2 décembre prochain.

Montage des séquences de «Philippe Maury, Ombre et lumière d’une légende» et le «Dernier conseil». © Gabonreview

Montage des séquences de «Philippe Maury, Ombre et lumière d’une légende» et le «Dernier conseil». © Gabonreview

 

La 11é édition des Escales documentaires de Libreville s’est ouverte, le 28 novembre sur «Philippe Maury, Ombre et lumière d’une légende» de Maggic Youngou et le «Dernier conseil» de Jean-Claude Cheyssial, deux productions de l’année 2016. Deux exclusivités censées donner le ton à cette balade du film documentaire qui se déroulera jusqu’au 2 décembre prochain dans trois villes du pays, à savoir Libreville, Port-Gentil et Moanda.

La première projection, «Philippe Maury, Ombre et lumière d’une légende» de Maggic Youngou, qui est un hommage au père du cinéma gabonais récemment décédé, retrace la vie de l’homme, partagée entre sa terre natale de Lambaréné, la capitale gabonaise, la France et le Maroc, jusqu’à son départ vers les étoiles le 7 juin 2016.

«J’ai voulu rendre hommage à Philipe Maury pour une raison qui est évidente. non seulement c’est le père du cinéma gabonais, mais en plus de cela, il est également avec ses pairs des indépendances, comme Timothée Bassori, Jean Paul Ngassa, chacun en leur pays, un des fondateurs du cinéma en Afrique noir. Il avait plusieurs facettes et souvent on ne connaissait que le cinéaste. Il était absolument important de restituer certaines vérités ou alors de mettre au jour certaines choses non dites. Pour qu’enfin tout le monde puisse savoir qui il était réellement dans ses multiples facettes», a déclaré Maggic Youngou.

© Gabonreview

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Pour Jean Claude Mpaka, qui a émis le souhait de voir plusieurs Gabonais, regarder ce film documentaire de 26 minutes, afin de comprendre qui était Philipe Maury, qui était l’homme et qu’elle était sa valeur, «Philipe Maury avait une valeur de l’esprit, mais malheureusement ce sont les choses qu’on ne comprend que tard». «Il y a plein de Philipe Maury qui sont en gestation, n’attendons pas qu’ils meurent pour reconnaitre leurs valeurs culturelles qui est une valeur importante», a-t-il souligné.

La deuxième projection a été celle du «Dernier conseil» de Jean-Claude Cheyssial. Cette production de 52 minutes, fait la promotion d’un combat initié par treize grands-mères indigènes issues de quatre continents de la planète, pour la protection et la valorisation de la médecine traditionnelle. Le titre du film fait référence au 13e rassemblement du conseil international de ces chamanes et guérisseuses de différentes traditions du monde, qui s’est tenu du 23 au 29 juillet 2015 au village Oyenano, à quelques kilomètres de Libreville, chez la prêtresse locale du Ndjèmbè, Rose Bernadette Rebiénot, seule africaine du groupe. Ces treize femmes offrent leurs paroles de sagesse, leurs conseils de vie au monde pour nos enfants, pour la paix et la guérison de la mère-terre.

Pour la suite de la balade, le comité d’organisation a prévu la projection d’autres documentaires, notamment «Une démocratie africain» de Pierre Loti Simo (Cameroun), «Partage» de Olivier Monot (France-Tanzanie), «L’arbre sans fruit» de Aïcha Macky (Niger) et «Abeti Massikini, le combat d’une femme» de Laure Kutika (RDC), «Congo, un médecin pour sauver les femmes» d’Angèle Diabang (Sénégal). «C’est une très grande journée aujourd’hui, très émotive, très importante», a déclaré Jean Claude Mpaka.