Salubrité du Grand Libreville : les communes délèguent le service public

Au cours des cinq prochaines années, le Groupement Ezona avec lequel les délégués spéciaux de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum ont signé mardi une convention de délégation de service public (DSTP) devra s’atteler à rendre plus propres ces quatre communes.

Le ministre de l’Intérieur entouré des délégués spéciaux et des représentants d’Ezona Environnement, le 1er avril 2025 à Libreville. © D.R.
Confrontées au phénomène d’insalubrité depuis plusieurs années, Libreville et ses communes voisines devraient bientôt montrer un visage plus avenant, moins repoussant qu’actuellement. C’est, en tout cas, ce qu’espère le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité sous la présidence duquel s’est tenue mardi 1er avril la cérémonie de signature de la convention de délégation de service public (DSP) entre les délégués spéciaux du Grand Libreville et le Groupement Ezona. L’accord vise «la propreté urbaine» au sein de cette zone.
Valable pour une durée de cinq ans renouvelables, cette convention, précise le département ministériel dirigé par Hermann Immongault, «a pour objectif de garantir un environnement plus propre et agréable pour tous» dans les communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum. L’administration assure qu’à travers cette DSP, la capitale du Gabon et ses environs se donnent «un nouveau souffle» en termes de salubrité urbaine.
Cette DSP, qui sera bénéfique aux 13 arrondissements du Grand Libreville, concerne notamment le balayage et le lavage mécanisés des rues et des espaces publics, le curage programmé des caniveaux, le nettoyage des plages et des places publiques, le nettoyage des bassins versants, le nettoyage des axes cyclables et piétonniers ainsi que la collecte des ordures. Au gouvernement, on salue déjà «un grand pas vers un Grand Libreville plus propre et durable».

3 Commentaires
Belle initiative, mais une question: l’enlèvement des carcasses de voitures qui obstruent les artères des agglomérations sus-mentionnées, ne fait donc pas partie des missions de EZONA?
Si oui, POURQUOI NE PAS CREER UNE FOURRIERE-CASSE MUNICIPALE à cet effet, avant de débuter ces enlèvements? Car si ces vieilles carcasses sont débarassées des rues, où va-t-on les stocker?
Si non, je crains que ce ne soit une ènième mission dont l’échec poind déjà à l’horizon… tellement l’aspect de nos artères restera inchangé.
Patriotiquement Vôtre!
Pourquoi cette fuite en avant
Toujours de nouveaux contrats avec des sociétés alors que tout a été fait et existe
Tant que les collectivités ne paient pas ces sociétés et que la propreté n est pas une affaire de tous on ira dans le vide; on a eu Averda, clean africa,agilité
Clean africa est régulièrement sabordée
Où est le partenariat sur le retraitement des déchets ?
Les équipements sont ils toujours dans les cartons et pourquoi ne sont ils pas en service ?
Comme pour les hôpitaux il s agit du suivi et de gestion et ce n est pas du neuf qu il faut mais une bonne gestion de l ancien
les Délégués Spéciaux ne sont pas des élus du peuple, pourquoi la Tutelle les fait signer un contrat qui va engager ces collectivités locales sur 05 ans sachant que ces derniers sont en fin de mandat? ne parle t’on pas de décentralisation? pourquoi ne pas laisser la latitude aux mairies de gerer le problème de la salubrité des communes? le Ministère depuis signe des contrats avec des groupes et les impose au mairies sans succès dans le travail accompli. que les futurs élus dénoncent ces contrats qui ne les profitent pas