Présidentielle du 12 avril : Le garde-fou de la HAC contre les déséquilibres médiatiques

À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, la Haute Autorité de la Communication (HAC) annonce la création d’une Commission d’égal accès aux médias du service public. Composée d’experts du secteur et de représentants institutionnels, elle aura pour mission de garantir une couverture médiatique équilibrée et transparente pour tous les candidats.

Le conseiller membre porte-parole de la HAC, Jean Claude Franck Mendome, le 22 mars 2025, annonçant la mise en place de la Commission d’égal accès aux médias du service public. © GabonReview (montage)
Dans le cadre de la couverture médiatique de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, le 22 mars, la création d’une Commission d’égal accès aux médias du service public. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du décret N° 00203/PR/MCEN du 7 août 2018 et vise à assurer l’équité et la transparence du processus électoral.
L’accès équitable aux médias est un principe fondamental dans toute élection démocratique. Il permet à tous les candidats et partis politiques de présenter leurs programmes sans discrimination ni favoritisme. En mettant en place cette commission, la HAC souhaite garantir une couverture médiatique équilibrée et impartiale, renforçant ainsi la crédibilité du scrutin.
Une commission représentative et équilibrée
La commission est composée de membres issus de différents horizons. Notamment des représentants de la HAC, apportant leur expertise en régulation des médias ; un délégué du ministère de la Communication et des Médias, garantissant la coordination avec les autorités ; des professionnels des médias publics et privés, apportant leur connaissance du terrain. Cette diversité vise à assurer une gestion neutre et transparente de l’accès aux médias publics.
Sous la présidence de Gervais Ngoyo Moussavou, président de la HAC, la commission aura plusieurs missions importantes. Il s’agira entre autres de : définir les règles d’accès aux médias pour les candidats et partis ; surveiller la couverture médiatique de la campagne ; traiter les plaintes et réclamations en cas de non-respect des principes d’équité ; garantir l’impartialité dans le traitement de l’information électorale.
La création de cette commission témoigne de la volonté des autorités gabonaises d’assurer une élection transparente et apaisée. En veillant à un accès équitable aux médias, la HAC contribue à renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral et à garantir un débat démocratique ouvert. Reste à voir comment cette initiative sera mise en œuvre sur le terrain.

1 Commentaire
Vous devez sérieusement envisager de sanctionner Stella Anges Pambo, dont les propos ont encore davantage rabaissé la qualité du journalisme sur une chaîne publique, au point de tomber en dessous de ce que nous servait déjà le régime d’Ali Bongo.
Quant à M. Lebama, il n’a pas été nommé à l’Assemblée nationale pour devenir un simple exécutant sans esprit critique, mais pour défendre les intérêts du peuple gabonais. Le rôle d’un député, surtout en période de transition, n’est pas de se conformer aveuglément aux attentes d’un individu, mais de porter des idées, de débattre, et de représenter la diversité des opinions.
Oligui, rappelons-le, n’a été élu par personne. S’il a choisi des personnalités comme M. Lebama, c’est pour la valeur qu’ils représentent et leur engagement connu de longue date. Ce n’est pas Oligui qui « fait » Lebama. Contrairement à l’époque des Bongo où l’on prétendait pouvoir faire d’un chien un ministre, Lebama est reconnu pour son leadership, son charisme, et sa fidélité à ses convictions. Il n’est pas là pour renier ses idées sous prétexte de loyauté personnelle.
Il est donc particulièrement triste et inquiétant de voir un journaliste, un journaleux creve la faim, demander à un député d’abandonner ses idéaux pour « rendre hommage » à un président de transition, comme si ce poste était un cadeau personnel, et non une fonction publique au service de la nation. Le Gabon n’est pas la propriété des parents d’Oligui, mais celle de tous les Gabonais.
Et rappelons-le : ce ne sont pas Oligui ni son entourage qui paient le salaire de M. Lebama, mais bien le peuple gabonais — y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec les orientations actuelles. À ce titre, Lebama a le devoir de représenter toutes les voix, même celles qui dérangent. Et c’est précisément ce qu’on attend d’un parlement digne de ce nom.