Pluies diluviennes à Libreville : deux morts et des dégâts considérables

Dans la nuit du 30 au 31 mars 2025, de violentes pluies ont frappé le Grand Libreville, provoquant des inondations et des glissements de terrain meurtriers. Une fillette de 8 ans et un étudiant de 26 ans ont perdu la vie. Ce drame relance le débat sur la précarité des logements et la gestion de l’aménagement urbain.

Le corps sans vie de la fillette de 8 ans retiré de l’éboulement, le 31 mars 2025. © D.R.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Grand Libreville dans la nuit du 30 au 31 mars 2025 ont causé deux morts et d’importants dégâts matériels.
Au quartier PK6, une fillette de 8 ans a péri dans un glissement de terrain ayant enseveli la maison sous la boue. Les pompiers ont extrait son corps sous les regards bouleversés de sa famille. Sa tante Charlène témoigne sur Radio Gabon : «C’était aux environs de 5 heures, la pluie était vraiment forte. J’ai juste entendu comme un petit tremblement de terre. Après, il y a une grosse partie de terre qui est carrément tombée des chambres». Elle ajoute : «J’étais dans la première et dans la deuxième, il y avait deux enfants. Malheureusement, on a pu faire sortir une, la plus grande, et l’autre est restée. Elle ne pouvait pas s’en sortir. Elle avait la terre et le béton sur elle. Malheureusement, elle est décédée sur le choc et l’autre est à l’hôpital».
Un étudiant de 26 ans a aussi perdu la vie à Alenakiri rail, dans la commune d’Owendo. Pris au piège par les inondations, il a tenté de secourir ses frères, mais a été emporté. Un témoin, Arman, raconte : «La personne a voulu aller secourir les gens, mais le courant d’eau l’a entraîné et voilà comment il a trouvé la mort».
Cette tragédie fait ressortir la précarité des logements et les conséquences d’un aménagement du territoire mal maîtrisé, aggravé par des travaux menés par certaines sociétés, accusées d’avoir accentué les inondations.

1 Commentaire
Bjr. Voila un thème de campagne présidentielle qui « accroche » mais qui malheureusement est aux oubliettes des candidats. Entre temps des morts et encore des morts. Ayons le courage d’identifier et de raser les zones à risques tout en relogeant les sinistrés sur des sites moins dangereux. Amen.