Clôturé le 28 mars 2025 à Libreville, le séminaire technique de l’Association internationale de sécurité sociale (AISS), organisé en partenariat avec les Organismes de prévoyance sociale (OPS) du Gabon, a débouché sur des recommandations pour moderniser la gouvernance de la sécurité sociale en Afrique centrale. L’accent a été mis sur l’intégration des études actuarielles comme levier stratégique pour assurer la viabilité et l’efficacité des régimes de protection sociale.

Clôture du séminaire de AISS à Libreville, le 28 mars 2025. © GabonReview

 

Le séminaire technique de l’Association internationale de sécurité sociale (AISS), organisé en collaboration avec les trois Organismes de prévoyance sociale (OPS) du Gabon, s’est clôturé le 28 mars 2025 à Libreville. La rencontre, qui a duré deux jours, a permis d’élaborer des recommandations visant à moderniser la gouvernance des OPS du Gabon et de l’Afrique centrale.

Les experts réunis ont insisté sur l’importance de renforcer l’encadrement actuariel des systèmes de sécurité sociale. À cet effet, plusieurs axes d’amélioration ont été définis : «Promouvoir les bonnes pratiques actuarielles en matière de sécurité sociale ; améliorer la pertinence, la cohérence et la comparabilité ; s’aligner sur les normes internationales ; soutenir les parties présentes dans la gouvernance et la prise de décision ; répondre aux obligations légales sur l’évaluation actuelle périodique des régimes de sécurité sociale», a indiqué Ulrich Evrard Leyinda Lekingani, rapporteur de la commission scientifique.

L’analyse actuarielle, un levier central de fonctionnement

L’initiative de l’AISS a été saluée par les OPS du Gabon, qui voient en cette démarche une opportunité d’améliorer la gestion des régimes de prévoyance sociale. «Le thème de ce séminaire est un rappel sur l’importance que la gouvernance de nos caisses doit accorder aux études actuarielles qui devraient, à juste titre, accompagner la gestion de nos placements et de nos investissements, la formulation et l’articulation de nos politiques internes, la gestion du risque et l’étude de l’impact des réformes projetées sur l’équilibre financier à long terme de nos régimes», a déclaré Carl Ngueba Boutoundou, représentant des OPS. Il estime que ces travaux illustrent un engagement clair à intégrer l’analyse actuarielle comme un levier central dans la stratégie de développement des institutions de prévoyance sociale.

Le gouvernement gabonais accorde également une attention particulière à l’amélioration de la gouvernance en matière de sécurité sociale. «L’outil actuariel que nous mettons en avant aujourd’hui constitue un levier stratégique pour garantir la viabilité de nos régimes de sécurité sociale. Son utilisation doit être systématique et intégrée dans les décisions stratégiques et opérationnelles des caisses. À cet effet, les plus hautes autorités de notre pays encouragent le renforcement des capacités internes en actuariat, la digitalisation du système d’information et l’amélioration des mécanismes de contrôle et d’évaluation des risques», a souligné Patrice Inguila, inspecteur général de service et représentant du gouvernement.

L’adoption généralisée des outils actuariels représente un enjeu important pour assurer la pérennité et la stabilité des régimes de protection sociale. Cette rencontre de Libreville s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement des capacités et de résilience des systèmes de prévoyance sociale en Afrique centrale.

 
GR
 

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