Le 12 avril, 0 vote : une désobéissance civile contre un système verrouillé

Face à une élection présidentielle jugée d’avance comme une mascarade, la Coalition pour la rupture avec la Françafrique et le système Bongo-PDG-CTRI appelle les citoyens à boycotter le scrutin du 12 avril 2025. Selon les initiateurs de cette mobilisation, refuser de voter est un acte de résistance contre un régime perçu comme illégitime et un système électoral taillé sur mesure pour le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

La population du quartier Izack à Lambaréné venue écouter le message de l’appel au boycott du scrutin du 12 avril 2025. © D.R.
Le message porté par Marc Ulrick Malekou et les autres figures du mouvement souverainiste est sans appel : rester chez soi le 12 avril est un acte politique fort. « Le vote au Gabon n’est pas obligatoire. On peut refuser d’aller voter parce qu’aucune offre politique ne nous convainc. Mais cette fois, c’est bien plus qu’un choix personnel. C’est une question de dignité et de souveraineté nationale», déclare Marc Ulrick Malekou.
Pour les promoteurs du boycott, le Gabon est otage de deux fléaux majeurs : la Fréquence électorale sous influence et un système politique verrouillé par des intérêts étrangers. « Le mal du Gabon a deux pieds : la France-Afrique et le système Bongo-PDG-CTRI. Aucun candidat retenu par ce pouvoir ne remet en question la présence française et son pillage des ressources. Personne ne dit « France, dégage ! », personne ne dénonce les bases militaires ou les contrats iniques qui nous maintiennent dans la misère », martèle-t-il.
Le boycott est donc présenté comme le seul moyen de s’opposer à une situation jugée intolérable. « Tant que les questions de souveraineté nationale et de redistribution équitable des richesses ne seront pas prises en compte, le mot d’ordre est clair : on ne vote pas ! » insiste Malekou.
Une élection jouée d’avance

Les membres de la Coalition pour la rupture avec la Françafrique et le système Bongo-PDG-CTRI. © D.R.
Au-delà du poids des intérêts étrangers, la Coalition met en cause un processus électoral biaisé. Selon elle, tout est conçu pour assurer la victoire d’Oligui Nguema. « Le Code électoral, la Constitution, les institutions de contrôle, tout a été formaté pour faire d’Oligui le seul maître du jeu. Participer à cette élection, c’est cautionner une imposture. »
Pour la Coalition, s’abstenir massivement d’aller aux urnes enverrait un signal fort à la classe politique et aux partenaires étrangers du Gabon. « En allant voter, on devient complice d’une mascarade électorale qui garantit la victoire d’Oligui. Ils peuvent truquer les chiffres, mais si les urnes restent vides, le message sera clair : ce pouvoir ne nous représente pas », soutient Malekou.
L’appel au boycott ne repose pas sur une démission politique, mais sur un rejet assumé du système. Le mouvement espère ainsi marquer les esprits et forcer une remise en question des fondements du pouvoir au Gabon. « Nous ne serons pas complices. Nous refusons d’offrir une légitimité à un pouvoir qui ignore les aspirations profondes du peuple. Le 12 avril, restons à la maison. », conclut Marc Ulrick Malekou.

1 Commentaire
Pauvre Gabon des Inutiles! Donc si le Gabon ne s’est pas développé c’est à cause de la France qui aurait convaincu tout ministre qui se respecte à voler, détouner, acheter des propriétés dans le monde entier.
Bref, comme on dit souvent à Okoua, plus vaux-rien que des gabonais, tu meurs!