Ce jeudi 27 février, Libreville a accueilli la deuxième réunion des Comités technique et de pilotage conjoint des Objectifs de développement durable (ODD) et du Plan-cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable du Gabon 2023-2027. L’objectif principal était d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des plans de travail conjoints en cours, d’identifier les défis rencontrés et de proposer des solutions pour une meilleure coordination. Il s’agissait également de réexaminer la configuration de l’Équipe pays des Nations unies au Gabon.

Photo de famille à l’issue de la réunion du 27 février 2025. © D.R.

 

Présidée par le vice-Premier ministre Alexandre Barro Chambrier et la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Gabon, Savina Ammassari, cette réunion intervient dans un contexte où la gouvernance du Plan-cadre a été renforcée par l’arrêté n° 0534/PM du 23 août 2024. Depuis la tenue du premier Comité de pilotage en juin 2023, les groupes de travail ont œuvré activement à la mise en œuvre des plans de travail conjoints, qui s’achèveront en août 2025. Toutefois, un exercice de configuration de l’Équipe pays des Nations unies, qui aurait dû être finalisé lors de la formulation du Plan-cadre, restait à achever.

Une coopération structurée autour de trois piliers

«Cette réunion est un jalon crucial, alors que nous sommes à mi-parcours de la mise en œuvre de notre Plan-cadre de Coopération», a déclaré Savina Ammassari. La collaboration entre le Gabon et les Nations unies repose sur trois axes stratégiques dont la promotion de la bonne gouvernance et des droits humains, la transition vers une économie verte et bleue ainsi que l’égalité des chances et l’inclusion sociale. Selon Alexandre Barro Chambrier, cette approche tripartite permet de refléter avec justesse la diversité et la complexité des défis de développement durable au Gabon.

Atteindre ces objectifs ambitieux nécessite un renforcement des mécanismes de gouvernance et de coordination, ainsi qu’un suivi-évaluation rigoureux des stratégies mises en place. Ces efforts visent à garantir la transparence, la pertinence et l’efficacité des interventions des Nations unies. Dans cette perspective, le ministère de la Planification s’engage à élaborer le deuxième Examen national volontaire 2026 sur les ODD, après celui de 2022. De son côté, Savina Ammassari appelle à une accélération des six transitions clés pour atteindre ces objectifs.

Un engagement renforcé pour un développement durable

Alexandre Barro Chambrier et Savina Ammassari présidant la réunion. © D.R.

Notamment, les systèmes alimentaires ; l’accès à l’énergie et son caractère abordable ; la connectivité digitale ; l’éducation ; l’emploi et la protection sociale ; le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. «Ces transitions constituent des opportunités majeures pour le Gabon et doivent être intégrées de manière transversale dans l’ensemble de nos actions», a-t-elle précisé. D’ici 2027, la vision portée par ce Plan-cadre est de réduire l’incidence de la pauvreté, des inégalités sociales et de genre, tout en préservant les écosystèmes pour assurer un développement durable.

Pour y parvenir, le gouvernement entend renforcer les infrastructures de base, lutter contre la vie chère, dynamiser les projets à fort potentiel économique et générer des emplois durables et inclusifs. Le Gabon mise également sur un dialogue renforcé avec le secteur privé et sur un accompagnement accru de l’Équipe pays des Nations unies pour mobiliser les ressources nécessaires à l’accélération des progrès vers les ODD. La mise en œuvre de ce Plan-cadre bénéficie d’un financement de 104,7 millions de dollars, soit environ 67,02 milliards de francs CFA, affectés aux trois piliers. À l’issue de cette rencontre, Alexandre Barro Chambrier a appelé à une meilleure organisation entre les administrations et le système des Nations unies pour échanger les données permettant de suivre l’évolution des choses.

 
GR
 

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