Le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a pris la parole au congrès du Consortium de la société civile pour l’alternance et la démocratie au Gabon (Coted-Gabon), le 24 août à Libreville. À cette occasion, Alexandre Barro Chambrier a invité les autorités à s’activer pour garantir des élections libres et transparentes au Gabon en 2023.

Alexandre Barro Chambrier après sa communication au congrès du Consortium de la société civile pour l’alternance et la démocratie au Gabon, le 24 août 2022 à Libreville. © Gabonreview

 

Ouvert 24 heures plus tôt, le congrès du Consortium de la société civile pour l’alternance et la démocratie au Gabon (Coted-Gabon) s’est poursuivi ce 24 août à Libreville, avec une série de communications de leaders de l’opposition, sur la nécessité d’une alternance politique au Gabon. Parmi les intervenants, le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), qui a assuré que l’opposition s’active à son niveau pour l’atteinte de cet horizon.

«Nous avons commis un travail au niveau des partis politiques, avec la présidente Paulette Missambo. Ce mémorandum qui met le doigt sur les problèmes qu’il faut circonscrire avant les élections, pour garantir des élections transparentes, nous sommes donc dans l’attente de la réaction de la partie administrative du pays qui a le devoir de faire preuve de neutralité, de mettre le Gabon au-dessus de tout pour que les élections puissent se dérouler dans de bonnes conditions. Et qu’on n’assiste pas au cycle de violence, violations des droits de l’Homme, auxquels nous sommes habitués maintenant chaque fois qu’il y a des élections présidentielles. C’est essentiel !», a affirmé Alexandre Barro Chambrier.

Selon le président du RPM, le Gabon est actuellement dans l’impasse, du fait que ceux qui sont censés représenter les institutions de la République au plus haut niveau ne sont pas légitimes. «À partir de là, il n’y a pas de réformes qui soient possibles dans le pays dès lors que les citoyens ne se reconnaissent pas dans les institutions actuelles. Et donc, il faut régler ce problème pour permettre au pays de repartir. Il y va de l’intérêt de tout le monde. Parce que, les problèmes qui se posent au niveau de l’augmentation de la précarité, il touche tous les Gabonais, indépendamment de leur appartenance politique», a-t-il indiqué.

La majorité absente du plaidoyer sur la transparence électorale

Face à ce tableau sombre, «il est donc essentiel que cette fois, nous prenions la résolution de nous ressaisir, nous mettre autour d’une table, non pas pour partager des postes, mais bien circonscrire le débat au niveau du renforcement de la transparence électorale et de la démocratie au Gabon. C’est ce que nous recherchons, c’est cette revendication-là que nos compatriotes attendent : voir que celui qui est désigné par eux peut exercer effectivement le mandat qui lui a été confié et qu’on sorte de ce cycle de fraudes, malversations, violences et  violation des droits de l’Homme».

Le congrès du Coted-Gabon se déroule sans la participation des partis politiques de la majorité. Un constat ayant arraché quelques commentaires à Alexandre Barro Chambrier. «Il faut constater que malheureusement, nos frères d’en face, ne sont pas présents. Il va falloir à un moment donné qu’on se parle, qu’on puisse faire évoluer ces règles du jeu qui ne garantissent pas une compétition équitable. C’est une excellente initiative de la société civile qui est par définition neutre, qui n’est pas partie prenante dans les choix politiques. Mais malheureusement, nos amis du parti au pouvoir brillent par leur absence. Ils auraient gagné à venir présenter leur point de vue. Car, pour danser, il faut être deux», a regretté le président du RPM.

«Mais nous espérons que nous avons encore du temps qui devrait être mieux utilisé, pour que ceux qui ont la responsabilité de la gestion de l’administration puissent prendre leur responsabilité à temps. Nous sommes à moins d’un an d’une élection présidentielle, et nous n’en connaissons pas la date, nous n’avons aucune information sur l’actualisation des listes électorales et la délivrance des cartes d’identité, etc.», a conclu Alexandre Barro Chambrier.

 

 
GR
 

5 Commentaires

  1. Jean jacques dit :

    Un vrai voyou il était ministre il a fait quoi c’est pas un pbme de personnalité mais avoir l’amour et un bon projet pour son pays

  2. Lavue dit :

    C’est quoi un bon projet pour son pays? Les Marina mort-né, l’incapacité de payer les retraités, le réseau routier totalement délabré, la cosmétique qu’on fait avec les changements sans arrêt de premier ministres pour distraire face à l’incompétence, le chômage des jeunes dans un pays d’à peine 2 millions d’habitants, les détournements massifs par le pouvoir de l’argent public. C’est ça le bon projet de son pays. ALI et son cercle sont des minables, ils ne doivent leur présence à la tête du pays que par le soutien aveugle de la GR et de l’armée française, sinon rien d’autre. Les Arabo-berbères et les Ouest-Africains venus du Nigéria et du Bénin n’ont aucune légitimité dans notre pays. De véritables cancres qui ont amassé des fortunes et jouent sur la corruption à fond, c’est ça leur projet de société si tu ne le sais pas cher Jean jacques.

  3. Gayo dit :

    La vérité est qu’il n’y aura jamais de bonne foi, de patriotisme et de respect du peuple de la part du régime Bongo, de cette famille et des pédégistes. Les piliers sur lesquels reposent ce pouvoir sont la corruption et la Fraude. Demander au pdg d’œuvrer pour des élections transparentes, c’est comme demander au diable de ne plus etre le prince du mal. Seul le rapport de force permettra au peuple gabonais, la société civile et l’opposition de faire tourner au pays cette page du règne de l’injustice, de la corruption, du clientélisme, de l’égoïsme et de l’antipatriotisme avec le PDG. Même Ali Bongo lui-même est prisonnier du système et ne peut rien changer: on lui rappellera quels moyens ont été utilisés pour l’emmener au pouvoir et le maintenir. Ceux qui le peuvent doivent réfléchir comment aujourd’hui ou demain, imposer l’alternance et la réforme dont à besoin notre pays par tous les moyens. Il ne faut pas compter sur les institutions.

  4. SERGE MAKAYA dit :

    « À cette occasion, Alexandre Barro Chambrier a invité les autorités à s’activer pour garantir des élections libres et transparentes au Gabon en 2023. »

    Mon fils Chambrier, les autorités s’activent bel et bien, mais pas comme on le souhaite, malheureusement. Ils s’activent pour faire gagner LEUR CANDIDAT : Nourredine Bongo-Valentin, le chouchou des Français et des Marocains… A Ntare Nzame !!! Pitié !! Pauvre Gabon !!

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