L’hémicycle du Palais Léon Mba a accueilli, ce mercredi 4 novembre 2026, une séance plénière consacrée au dépôt officiel des rapports sur l’exécution de la loi de finances 2025 et sur la certification du Compte général de l’État. Conduite par son premier président, Pamphile Moussavou Ibouanga, une délégation de hauts magistrats de la Cour des comptes a présenté ces deux documents devant les députés, sous la présidence de Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Une démarche qui s’inscrit dans la mission constitutionnelle d’assistance de la haute juridiction au Parlement dans le contrôle des finances publiques.

Michel Régis Onanga M. Ndiaye recevant les deux rapports des mains de Pamphile Moussavou Ibouanga. © D.R.

 

Au Palais Léon Mba, ce mercredi 4 novembre 2026, le contrôle des finances publiques a réuni députés et hauts magistrats. Présidant la plénière, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, le président de l’Assemblée nationale, a reçu de Pamphile Moussavou Ibouanga, premier président de la Cour des comptes, accompagné d’une délégation de hauts magistrats, les rapports sur l’exécution de la loi de finances 2025 et la certification du Compte général de l’État.

Des éléments cruciaux d’appréciation pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance des deniers publics

Ces rapports répondent à deux exigences complémentaires à savoir, rendre compte des conditions d’exécution du budget de l’État en 2025 et apprécier la fiabilité des informations comptables retracées dans le Compte général de l’État. Le premier président de la Cour des comptes a présenté les deux documents, rappelant leur portée dans le dispositif de contrôle des finances publiques. À travers ces livrables, la Cour des comptes met à la disposition des députés des éléments cruciaux d’appréciation pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance des deniers publics.

Les députés et les magistrats de la Cour des comptes immortalisés lors de la remise des rapports. © D.R.

Ils constituent ainsi des outils susceptibles d’éclairer les parlementaires sur la gestion des ressources publiques, d’identifier les éventuelles irrégularités et de formuler des recommandations. «Cette collaboration institutionnelle témoigne de la vitalité de nos Institutions et, surtout, de l’effectivité du dialogue entre le juge des comptes que vous êtes et le législateur que nous sommes», a fait savoir le président de l’Assemblée nationale. Mais derrière cette remise officielle, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a soulevé une question qui est celle du respect du calendrier constitutionnel. 

Leur appropriation doit notamment améliorer l’examen des futurs projets de loi de finances

Il a notamment relevé que l’Assemblée nationale avait déjà examiné et adopté le projet de loi de règlement 2025 avant cette cérémonie, alors que les rapports auraient dû éclairer suffisamment tôt le travail parlementaire. «La transmission des rapports de la Cour des comptes doit intervenir suffisamment tôt pour éclairer utilement les travaux parlementaires», a-t-il insisté, appelant à davantage de célérité pour les prochains exercices.

Michel Régis Onanga M. Ndiaye a invité les députés à exploiter pleinement ces documents, véritables instruments d’analyse et d’aide à la décision. Leur appropriation doit notamment améliorer l’examen des futurs projets de loi de finances. Il est ainsi question de renforcer la complémentarité entre le juge des comptes et le législateur pour garantir transparence, régularité et bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics.

 
GR
 

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