Diplomatie africaine : le Gabon salue l’initiative du Maroc pour la réintégration des États en transition dans l’UA

Le Gabon a officiellement exprimé son soutien à l’initiative marocaine visant à réintégrer les pays en transition politique suspendus par l’Union africaine (UA). Dans une lettre adressée à son homologue marocain, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Michel Régis Onanga Ndiaye, a salué cette démarche comme un acte de « finesse et de dynamisme » de la diplomatie marocaine. Cette initiative, qui concerne six États africains, dont le Gabon, vise à maintenir le dialogue avec l’UA et à favoriser une transition démocratique apaisée.

Le Gabon a officiellement exprimé son soutien à l’initiative marocaine visant à réintégrer les pays en transition politique suspendus par l’Union africaine (UA). © D.R.
Plusieurs pays africains ont exprimé leur soutien à l’initiative marocaine visant à réintégrer les États suspendus par l’Union africaine (UA) après des coups d’État. Après le Burkina Faso, et le Niger, le Gabon se joint également à cet élan.
Dans son courrier adressé à Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine, le ministre gabonais a souligné l’importance de cette rencontre, tenue le 18 mars à Addis-Abeba sous la présidence marocaine du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA. Cette réunion a permis aux États concernés, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Niger et le Soudan, de faire le point sur leurs processus de transition politique et d’exprimer leur volonté de réintégrer l’organisation continentale.
«C’est avec un réel plaisir que j’ai appris la tenue de cette réunion informelle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avec les pays en transition, dont le Gabon », a déclaré Michel Régis Onanga Ndiaye. Il a également mis en avant le rôle clé du Maroc dans la diplomatie africaine, affirmant que cette initiative « confirme l’importance et la place du Maroc dans l’échiquier politique africain, et même au-delà ».
Les enjeux d’un retour à l’UA
L’absence des six pays en transition lors du 38ᵉ sommet de l’UA en février dernier a pesé sur les équilibres diplomatiques, notamment lors du vote pour les nouveaux membres de la Commission de l’organisation. En tant que pays suspendus, ils n’ont pas pu participer à cette élection, ce qui a eu des répercussions sur les alliances stratégiques, notamment la candidature marocaine à la première vice-présidence de la Commission, finalement attribuée à l’Algérie.
L’initiative marocaine cherche à rétablir un dialogue entre ces États et l’UA, en leur offrant un cadre de discussion informel, mais constructif. Pour le Gabon, cet engagement revêt une importance particulière. « Le Gabon apportera son ferme soutien et sa pleine coopération à la présidence du Maroc », a affirmé Michel Régis Onanga Ndiaye. Il a également exprimé sa confiance en la capacité du Maroc à accompagner le Gabon dans sa démarche de réintégration.
En reconnaissant le rôle central du Maroc dans la gestion des crises diplomatiques au sein de l’UA, Libreville marque sa volonté de renforcer ses alliances et de réaffirmer sa place sur la scène continentale. Reste à savoir comment cette démarche sera accueillie au sein de l’organisation panafricaine et quelles seront les prochaines étapes pour faciliter la réintégration des États en transition.

0 commentaire
Soyez le premier à commenter.