Avec la Transition, de nombreuses initiatives visant à davantage développer l’agriculture au Gabon, ont été mises en place. Objectif : parvenir à inverser la courbe des importations liées aux denrées alimentaires et à assurer la sécurité alimentaire de la population. Dans ce sens, le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, s’est récemment rendu sur le site de la société agropastorale du Gabon (Agropag) à Oyem. Il tenait à s’imprégner de l’évolution de ce chantier devant solutionner la problématique de l’alimentation, au moins dans cette partie du pays.

Le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, et ses collaborateurs sur le site de la ferme d’Oyem. © GabonReview/Capture d’écran

 

Après la relance des activités de la ferme agro pastorale de Ntoum et l’ouverture du ranch de Ndendé, le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, a effectué, le 26 mars dernier, une visite de terrain sur le site de la ferme de la société agropastorale du Gabon (Agropag) à Oyem. Accompagné du ministre du Budget et de la Dette, Charles Mba, de son collègue de l’Agriculture, Odette Polo-Pandzou et du gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Jules Djéki, le chef du gouvernement a pu se rendre compte du travail déjà réalisé.

Face à l’importance des importations de denrées alimentaires au Gabon, le pays a décidé d’investir dans le développement de son secteur agricole afin d’assurer son indépendance et sa sécurité alimentaire. L’enclavement des zones de production, le niveau de qualification technique des producteurs, l’absence de véritables organisations professionnelles, le coût élevé des facteurs de production… ont souvent été autant de freins au développement du secteur agricole. D’où la forte intervention de l’Etat qui, depuis quelques années multiplie les initiatives pour inverser la tendance.

Ndong Sima s’est donc rendu à Oyem pour s’enquérir de l’évolution de cet autre site après ceux de Ndendé et Ntoum. Sur ce chantier, le montage des serres, les aménagements des surfaces libres, ont principalement été observés «L’objectif de ce site est d’accroître la capacité de production et d’être compétitif sur le marché. Nous devons trouver les techniques de production plus efficaces qui nous permettent de ravitailler en produit alimentaire la province du Woleu-Ntem et les autres localités du pays comme Libreville et Port-Gentil», a indiqué le chef du gouvernement.

Propriété de la société Agropag, la ferme d’Oyem aura comme activités la production des œufs, des légumes, des fruits, du poisson et autres aliments indispensables pour la lutte contre la vie chère.

La création de cette structure s’inscrit dans un contexte où le Gabon s’est fixé comme défis l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Ce qui passe par le développement des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage avec pour finalité la réduction des importations des denrées alimentaires.

Implantée sur une surface de plus de 110 hectares, la ferme d’Oyem comme celle de Ntoum et celles à venir de Franceville, de Port Gentil et de Lébamba vont aider le Gabon à trouver des solutions face à la problématique de l’importation des denrées alimentaires.

 
GR
 

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