Comptes de campagne électorale : le ministère de l’Intérieur et la Cour des comptes veulent voir clair

Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (Cnocer) en charge de l’organisation de l’élection présidentielle du 12 avril prochain, a convié les mandataires financiers des candidats à une réunion, le 4 avril, avec la Cour des comptes. Cette rencontre portera sur le régime applicable aux comptes de campagne électorale, fait savoir le communiqué daté du 1er avril 2025. En substance, il sera question de voir clair sur les fonds de campagne des prétendants au fauteuil présidentiel.

Les mandataires financiers des candidats à la présidentielle sont conviés à une réunion, le 4 avril, avec la Cour des comptes. © D.R.
Dans le processus électoral, le Code électoral a une place prépondérante en ce sens qu’il fixe, détermine et regroupe toutes les dispositions législatives et réglementaires relatives à toutes les élections politiques dans le pays. Alors que la campagne électorale a débuté, le ministre de l’Intérieur et président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (Cnocer), Hermann Immongault, a convié les différents mandataires financiers des candidats en lice à une réunion conjointe avec la Cour des comptes.
La communication du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité indique que cette réunion portera sur le «régime applicable aux comptes de campagne électorale», conformément aux dispositions combinées des articles de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République gabonaise et du décret du 14 février 2025 fixant le contenu et la forme des comptes de campagne électorale.
Le nouveau corpus du Code électoral visant à moraliser la vie politique a institué le plafond des dépenses de campagne électorale, ainsi que des comptes de campagne, tout en renforçant les sanctions applicables aux infractions électorales. La rencontre des mandataires financiers des candidats avec le ministère de l’Intérieur et la Cour des comptes devrait permettre de mettre de l’ordre dans cette campagne où certains candidats semblent dépenser sans compter.
Dans ce contexte, l’article 109 de la Loi organique invoquée stipule que «tout candidat, toute liste ou parti politique participant aux élections ou au référendum sont tenus d’établir un compte prévisionnel de campagne précisant l’ensemble des ressources et des dépenses à effectuer, en vue des opérations électorales par eux-mêmes et/ou pour leur compte». Les dépenses en ce qui concerne l’élection présidentielle sont limitées à 10 milliards de francs CFA. Pour le second tour, le texte interdit d’engager plus de 5 milliards de francs CFA. Des sanctions seront appliquées au cas où les candidats ne respectent pas ces consignes. D’où la mise en garde du ministère de l’Intérieur.

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