La Fédération des entreprises du Gabon a été auditionnée jeudi par la commission spécialisée Économie, Finances et Budget du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESESC). Les échanges ont porté sur le projet de Loi de finances 2027 et les orientations économiques du gouvernement, alors que le patronat dit vouloir contribuer aux choix qui engagent l’activité nationale.

Les membres du bureau de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), le 15 octobre 2026, face aux conseillers. © Com. CESEC

 

Le dialogue entre les pouvoirs publics et les entreprises se poursuit autour du prochain exercice budgétaire. Le 15 octobre, les membres du bureau de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) ont été reçus par les conseillers de la commission spécialisée Économie, finances et budget du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).

Cette audition devait permettre aux représentants du patronat de partager leurs observations sur le projet de Loi de finances 2027 et de confronter leurs préoccupations aux orientations économiques envisagées par l’État.

Pour la FEG, qui revendique environ 1 100 entreprises membres, cette démarche constitue une occasion de faire entendre la réalité des opérateurs économiques. Les chefs d’entreprise souhaitent notamment que les décisions budgétaires tiennent compte des contraintes auxquelles sont confrontées les structures qui investissent, produisent et créent des emplois.

Des contributions attendues

Photo de famille à l’issue de l’audition. © Com. CESEC

Les échanges ont été décrits comme constructifs par les représentants patronaux, qui ont évoqué une meilleure compréhension réciproque des attentes et des difficultés des uns et des autres. La rencontre a également permis de recueillir des contributions susceptibles d’alimenter la réflexion des conseillers.

Au cours de l’audition, les représentants de la FEG ont cependant indiqué ne pas encore avoir reçu copie du projet de Loi de finances. Cette situation limite, à ce stade, la possibilité de se prononcer précisément sur ses dispositions et leurs conséquences pour les entreprises.

Adopté en Conseil des ministres le 18 septembre, le projet de budget 2027 s’inscrit dans le cadre du Plan national de croissance et de développement 2026-2030. Le gouvernement affiche notamment l’ambition de soutenir les infrastructures, la transformation locale des ressources naturelles et la préservation des acquis sociaux.

L’enjeu de la concertation est donc de rapprocher ces objectifs des conditions concrètes de leur mise en œuvre. Fiscalité, investissement, compétitivité et environnement des affaires constituent autant de questions qui peuvent peser sur les perspectives économiques.

L’audition ne préjuge toutefois pas des recommandations finales du CESEC ni des arbitrages budgétaires. Elle s’inscrit dans une phase de consultation dont la portée dépendra de la prise en compte effective des observations formulées par les acteurs économiques.

 
GR
 

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