L’opposition gabonaise réunie au sein de l’Union des forces du changement (UFC) a tenu son premier meeting, ce samedi 22 septembre 2012, au carrefour Rio, un quartier populaire du 3e arrondissement de Libreville. L’exigence d’une conférence nationale a été réitérée, Zacharie Myboto allant jusqu’à donner un délai fixé au mois d’octobre.
Alors qu’on croyait que le pouvoir avait fermé à jamais les portes du dialogue avec l’opposition, le Conseil des ministres a annoncé, le 20 septembre, la mise en place prochaine du Conseil national de la démocratie, «cadre institutionnellement approprié et prévu pour le débat politique et pour la démocratie».
En antinomie avec la déclaration du président Ali Bongo le 12 septembre devant le congrès du Parlement, la dernière livraison du mensuel Croissance +, édité par Anicet Bongo, est littéralement un pavé dans la mare. Le frère du président de la République dénonce le mutisme coupable et l’égoïsme des acteurs politiques, les dissensions au sein du PDG et de la majorité. Il défend Raymond Ndong Sima et appelle à une concertation nationale.
La privatisation de l’hôtel Méridien Ré-Ndama au bénéfice de Wali Hotel Resorts, succursale de BGFIBank, suscite une série d’interrogations qui amène à penser qu’il s’agit d’une nouvelle entourloupette favorisant le dépouillement du patrimoine l’État, au bénéfice de quelques privés.
À 80 ans, le sénateur René Radembino Coniquet, par ailleurs ex-président du Sénat, fait figure de sage dans le Landerneau politique national. Interrogé par Gabonreview au sujet de la conférence nationale souveraine, il indique souhaiter la décrispation du climat sociopolitique, le dialogue entre les forces politiques du pays, la réhabilitation de l’Union nationale, mais se refuse à une conférence nationale souveraine qui devrait être légalement codifiée de son point de vue.
Rose Allogo-Mengara, maire de la 4e ville du Gabon, Oyem, a développé, le 31 août dernier, une argumentation historique et politique qui réfute la nécessité d’une deuxième conférence nationale au Gabon. Elle propose plutôt l’organisation d’un audit national pouvant déboucher sur une plateforme de réconciliation.
Globe-trotter, Jean-Louis Grauby a quitté son métier de parfumeur à New-York pour parcourir le monde. Il traverse l’Afrique depuis 18 mois. De passage au Gabon, il s’est prêté aux interrogations de Gabonreview. On croyait que les en side-car avaient disparu. Il prouve le contraire. Rencontre avec un beatnik du XXIe siècle.
Visite de la plantation d’Okok par le président Ali Bongo, diversification des projets, montants des investissements, interaction avec les populations et les PME locales, développement durable, stratégie globale au Gabon, Théophile Ogandaga, coordonnateur général pour Olam Gabon de la Zone économique spéciale de (ZES) de Nkok, répond aux questions de Gabonreview.
En vue d’éclairer l’opinion sur la tenue d’une conférence nationale souveraine et de ce qu’elle n’est l’idée ni de l’opposition, ni de la France et encore moins d’un individu, une délégation de la diaspora gabonaise d’Europe et des Amériques a échangé avec la presse, le 28 août 2012.
L’importante déclaration attendue, le 24 août 2012, de René Ndemezo’o Obiang, ex-ministre des Sports, baron du PDG et député de Bitam, n’a eu pour surprise principale que son approbation de la conférence nationale, revendiquée ces derniers temps par l’opposition.