Musique : La sublime Nadège Mbadou dit Merci à son public pour ses 20 ans de carrière
Pour ses 20 ans de carrière, Nadège Mbadou s’est offerte le 19 mars à son public. Elle a donné un concert et partagé sa scène avec Queen Kumb. Elle a surtout renoué avec un public aussi pétillant qu’elle. Dans cet entretien accordé à Gabonreview, elle revient sur ses 20 ans de carrière, ses projets immédiats après la sortie de son dernier opus, «Andoure Endi» et exprime sa reconnaissance à son public.
Gabonreview : Que retenez-vous de vos 20 ans de carrière ?
Nadège Mbadou : je retiens tout simplement que je me suis bonifiée en tout. Aussi bien en composition qu’en jeu de scène.
Comment avez-vous préparé votre nouvel album? Vous avez été aidée ?
Nous avons eu en gros 2 ans pour préparer cet album. Avec le Covid-19, le travail a été ralenti. Aidé oui. J’ai toujours travaillé avec Jean Yves Mensan du studio Mandarine. Je le dis et répète haut et fort : c’est Jean Yves Mensan qui a fait de moi l’artiste que je suis aujourd’hui. Il m’a fait comprendre que j’étais une réelle artiste et que j’étais faite pour ça. Il m’arrive encore de douter mais je pense que ce monsieur avait raison. Concernant les compositions, je suis toujours aidée. Norton Mensan, le fils de Jean-Yves Mensan, a toujours été mon plus grand compositeur et j’ai toujours été auteure de mes titres. Dans cet album, j’ai été auteure de ces titres à 100%.
Un de vos succès a été une reprise. Avez-vous des reprises avec cet album ?
Non. Il y a juste une réédition de deux titres. Dans l’album « Silence« , on a repris le «Murmure» et j’ai fait un featuring avec Alain Oyono qui est un saxophoniste camerounais. Il était à mon dernier concert à la Démocratie pour la sortie de l’album « Silence » et «Regarde» en featuring avec Eben voice, une chorale locale. Ces deux titres ont été remixés, mais ils sont de moi.
Quelle est la tendance de cet album ?
Cet album parle complètement d’amour, de tous les amours possibles. Il y a des connotations soul. Par la manière dont j’ai chanté, on est reparti à la rumba et même au zouk love. Il y a toutes ces couleurs.
Pour votre concert, vous avez invité Queen Kumb. Avez-vous travaillé avec elle par le passé ?
Oui. On a une collaboration qui est encore dans les placards et c’est une chanteuse que j’apprécie beaucoup : déjà pour son humilité et elle a une très grande voix. Elle chante très bien. Au Gabon, il n’y a pas beaucoup de chanteuses comme ça. J’invite très peu d’artistes gabonais sur ma scène. Ce n’est pas parce que j’estime que je suis la meilleure. J’estime juste qu’il faut mériter de venir chanter avec moi. Il y a beaucoup de chanteurs, quand ils arrivent ils perdent leurs moyens. Sur scène, je ne fais pas de cadeau. Donc ceux qui partagent ma scène doivent être capables de me rendre ce que je donne, pouvoir me renvoyer la balle. Elle, elle sait le faire. Elle a pu et elle a su le faire. C’est une grande artiste aussi petite qu’elle soit.
Le concert été l’occasion d’expérimenter l’accueil du public sur des titres que certains ne connaissaient pas. Comment avez-vous perçu cet accueil ?
Le public été réceptif, enchanté, les yeux pétillaient. Moi-même j’étais très étonnée. Je pense que j’étais vraiment très attendue. J’ai eu un très bel accueil. Le retour a été bien accueilli.
Par intuition, quels seraient les deux grands tubes de cet album ? A défaut, quels titres recommandez-vous en première écoute ?
Ce sont tellement de jolis titres dans cet album ! Souvent je me dis que tel titre est mon préféré et je me surprends à en préférer un autre. Aujourd’hui, il m’est difficile de citer un titre. Il y a tous les genres dans cette album-là. Mais mon coup de cœur, c’est une chanson dans laquelle j’ai écrit : «Maman». Donc je pourrai recommander ce titre. Je pense que ce titre va parler à tout le monde. Il reste mon coup de cœur à moi, même si je les aime tous.
Comment envisagez-vous la suite après le concert ?
On commence la promo, il y a des vidéos qui vont être faites. Il y a une tournée, des concerts prévus à l’intérieur du pays, à l’IFG (Ndlr Institut français du Gabon ex CCF) aussi. Il y a énormément de concerts en vue. A un moment donné je me suis dit qu’on va saouler les gens mais promotion oblige, nous sommes-là. Là ils vont me boire.
Un mot au public qui vous a accompagné pendant 20 ans ?
Merci. Merci d’être toujours là. Merci de me donner la force de continuer. Une artiste comme moi, je ne fais pas de buzz sur les réseaux sociaux. Je suis quasiment invisible. Donc je ne peux que dire merci parce que quand je reviens, ce public est toujours là. Mes fans sont au taquet. Des fois mes fans me supplient de leur donner un peu. Je joue un peu aux égoïstes mais le seul mot c’est MERCI, parce qu’ils sont toujours là. J’ai appréhendé mon retour mais ce retour était là. Alors, merci.
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