Nominations au Sénat : Guy Nzouba Ndama ne dira pas «non» à Ali Bongo

Bien qu’étant déjà parvenu à remporter quatre sièges à la suite des récentes élections sénatoriales, le président du parti de l’opposition Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama, a fait savoir dans un entretien paru ce mardi 16 février au quotidien L’Union qu’il ne refuserait pas si le président de la République choisissait de nommer quelques-uns des ses militants parmi les 15 personnalités devant bientôt faire leur entrée au palais Omar Bongo Ondimba.

Guy Nzouba Ndama, le président du parti Les Démocrates, le 7 juillet 2020, à Libreville. © Gabonreview
Avec 10 députés et 4 sénateurs, Les Démocrates ont récemment confirmé leur place de deuxième force politique du pays après le Parti démocratique gabonais (PDG). Mais le parti de Guy Nzouba Ndama, tête de file de l’opposition, aspire à plus. «Notre rêve est d’avoir plus de 4 sénateurs», a confié l’ancien président de l’Assemblée nationale dans un entretien paru mardi au quotidien L’Union. Son rêve pourrait se réaliser à l’occasion de la publication par la présidence de la République, dans quelques semaines, de la liste des 15 personnalités choisies par Ali Bongo pour intégrer le Sénat.
Contrairement à d’autres leaders de l’opposition parmi lesquels Me Louis-Gaston Mayila de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) qui estime que la nomination d’opposants au Sénat poserait un problème de conscience et fausserait le jeu démocratique que le Parlement est censé jouer vis-à-vis du gouvernement dont il contrôle l’action, le président des Démocrates, assure en effet qu’il accueillerait favorablement l’invite du chef de l’État.
«Au Canada, les sénateurs sont nommés. Au Gabon, maintenant que la loi donne au président de la République le droit d’en nommer une infime partie, je ne verrais pas d’inconvénients s’il venait à penser à notre parti aussi», a-t-il déclaré chez nos confrères.
Pour Guy Nzouba Ndama, il s’agit pour son parti d’être fidèle à sa ligne directrice : prendre part aux initiatives concourant à la consolidation de la démocratie au Gabon, d’où qu’elles viennent. «On ne peut s’appeler Les Démocrates et être à rebours de certaines situations», a-t-il expliqué, justifiant par la même occasion la participation de son parti aux élections de 2018 auxquelles certains partis de l’opposition ont refusé de participer.

3 Commentaires
Quelle hypocrisie!!!
Bjr: Choisissons deux gabaonites: 1- Au Gabon, maintenant que la loi donne… 2-On ne peut s’appeler Les Démocrates et être à rebours de certaines situations… Ces 2 gabaonites sont très surprenantes de la part de Mr MOUKOMBO. Comment à ce stade des charges peut on parler de « GABON pour désigner de façon impersonnelle la loi qui autorise. Comment aussi dire que l’on est de l’opposition radicale et justifier par l’exemple du canada une adhésion aux idéaux d’en face. Les hommes politiques sont comme des stars ou des vedettes. Autrement dit ils sont censés incarnés un idéal auprès des jeunes générations. En l’espèce j’estime qu’avec cette position relative à une acceptation de « nomination » au SENAT GND n’entretient (plus ou pas l’espoir)et c’est dommage. Amen.
Une fois de plus, les soit-disant opposants font preuve de lâcheté et nous prouvent une fois de plus que l’opposition au Gabon n’existe que de nom. Et c’est bien dommage! Nous ne voulons plus d’une opposition qui a faim, et qui au moindre appel du pied court comme un chien affamé après un os.