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Mercredi 29 février

15h30 – 17h00

Conférence : Le jeu de l’acteur dans le cinéma

Animée par Laurent Owondo, Ludovic Obiang, Michel Ndaot

 

17h15

Obali de Pierre – Marie Dong et Charles Mensah 90′

Gabon – 1976

Onteinte, sexagénaire et veuf depuis un certain temps, exige des frères de sa femme qu’ils lui procurent une nouvelle épouse. Mais l’un d’eux n’a qu’un fils, Ngassala, et l’autre n’a pas d’enfants. Quelle solution apporter au problème ?

Onteinte et son épouse défunte avaient eu une fille, Abouadja qui, mariée à Nkala, a deux enfants, la jolie Ngondo et un jeune garçon. Ngondo est la seul femme disponible, aussi ses grands oncles la destinent-ils à remplacer l’épouser manquante de Onteinte, et cela avec l’accord de ses parents, parce que la tradition est la plus forte. Mais elle ne l’entend pas de cette oreille car elle aime un jeune homme revenu de Libreville, Tsougoudja. Ngondo accouche d’une fille qui tombe malade. Mais  ni les soins traditionnels, ni ceux donnés à l’hôpital ne parviennent à la guérir. Seule Onteinte pourra soigner cet enfant à condition qu’on lui révèle qui en est le père…

Ce film s’en prend à une coutume bien déterminée dans ce qu’elle a d’excessif. Dans la société patriacale, l’Obali consistait à ne pas briser l’alliance entre deux familles qu’un mariage avait consacrée, mais l’application stricte de la coutume pouvait conduire à des cas limites, comme celui imaginé dans le film.

R/D : Pierre-Marie Dong, Charles Mensah • Sc : Joséphine Kama Bongo • Ph/C : Claude Saunier • M/Ed : Niole Saunier • S : Jean Charrière • Déc/AD : Jean-Martin Louembet • P : Les Films Gabonais • 90’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Yves Marion Ongouori, Jean-Bosco Pinoboumi, Mathias Brazzos Othas, Germaine Djeri, Armel Balthazar Mbimba

19h00

Il était une fois Libreville de Simon Augé (en présence du réalisateur) 50′

Gabon – 1972

Ce film propose un retour vers l’histoire de la colonisation du Gabon et s’attache en particulier à situer le contexte véritable du traité signé en 1839. Ses acteurs en furent Antchuwè Kowè Rapotchombo (surnommé Roi Dénis), chef de la rive gauche de l’estuaire, et le lieutenant de vaisseau Bouët Willaumez. Les Français obtinrent, en pleine souveraineté, deux lieues de terre sur la rive gauche du fleuve. C’était le début d’une colonisation qui devait durer plus de cent ans.

Composé d’interviews, de documents, aussi bien que de scènes reconstituées, ce documentaire sur le Gabon et son histoire lance également un regard critique sur la réalité politique et sociale des premières années suivant l’Indépendance. Dans ce film produit par la télévision gabonaise, le réalisateur fait preuve d’une curiosité et d’une audace peu courantes. Simon Augé ne se contente pas d’aligner des faits, aussi choquants soient-ils, il fait oeuvre d’historien. Et qui plus est, de cinéaste historien responsable et conscient de sa mission : « Redonner confiance à ces gens qui ne savent même pas qu’ils ont des valeurs, qu’ils ont en eux quelque chose de très puissant, de très fort ; nous avons là une mission importante, très importante à remplir. » Simon Augé in Le cinéma au Gabon Victor Bachy ; éditions OCIC).

Il était une fois Libreville est un film clef du patrimoine cinématographique gabonais. Il est présenté dans le cadre de la rétrospective pour la première fois depuis de nombreuses années.

R/D : SIMON AUGÉ • Sc : Simon Augé • Ph/C : Albert Ndondo, J.P. Martelin • S : Robert Sonnet • Mus : Martin Rompavet • P : Radio Télévision Gabonaise • 50’ • 16mm • Doc • N&B/B&W • Int/Cast : F. Rozira, Jeanne Bourdette, Charles Bourdette, Pierre-Marie Dong

20h00

Demain, un jour nouveau de Pierre-Marie Dong 90′

Gabon – 1978

Les ouvriers occupés à creuser la montagne pour le passage du chemin de fer transgabonais refusent l’augmentation du tarif des bus qui les conduisent au chantier et décident la grève. L’effervescence monte, l’armée intervient. Le conflit risque d’attiser la tension qui oppose Albert Swami le directeur de Cabinet du Président au Vice-Président Ikapi, qui assume l’intérim du Président hospitalisé à Paris. Le premier veut la concertation, le second la répression.

Un conseil des ministres est convoqué. En attendant le Vice-Président rétablit la censure, tandis que Swami en rentrant chez lui échappe à un attentat. Est-il l’oeuvre du Vice-Président ? Swami essaie d’enquêter sur l’accident mais se heurte à une obstruction difficilement inexplicable.

Ce scénario est un plaidoyer pro domo. Dans ce film, c’est la fiction qui est imaginaire. Le récit, présenté comme fictif ne cache pas une réalité historique récente. Le président Bongo y raconte sa vie politique, ses rapports avec le président Léon MBA, la lutte qu’il eut à mener contre ses adversaires, et les difficultés qu’il rencontrera à proposer une unité nationale.

R/D : Pierre-Marie Dong • Sc : Pierre-Marie Dong d’après l’oeuvre de/ from the book by Omar Bongo • Ph/C : Claude Saunier, Albert Ndondo, Berthélemy Nze • S : George Willy Kombeny • Mus : Jean Musy • P : Nkoussou Productions • 90’ • 35 mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Doura Mane, Caty Rosier, Théo Legitimus