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Mardi 28 février

18h30

La cage de Robert Darene 94′

Gabon/France – 1963

Philippe, un jeune médecin africain diplômé de la faculté Gabon – 1971 de Paris, revient au Gabon pour se marier avec Oyane et y travailler. Il part dans la jungle afin d’éradiquer une épidémie de variole et se heurte à la population qui n’écoute que Michel, un vieux forestier vivant seul en brousse et connaissant mieux la médecine du pays que lui. Philippe est complexé face à ce blanc devenu plus noir que lui. Aussi, il va rencontrer Isabelle, qui exerce immédiatement une véritable fascination sur lui…

«Ce Blanc est resté vingt-cinq ans en Afrique ; il est bwitiste (NB : philosophie initiatique et religion millénaire en Afrique centrale). Il est Noir et n’a plus une âme de Blanc, seule sa peau est encore blanche. Alors que le jeune médecin noir ne connaît rien de tout ça. Il ignore que ce qu’il est allé apprendre en France pouvait être comparé à ce que le Blanc est venu lui ravir en Afrique» – Philippe Mory

R/D : ROBERT DARÈNE • Sc : Philippe Mory, Marc Boureau, Christine Garnier, Alain Bouvette, Pierre Tristan • Ph/C : Jacques Lang • M/Ed : Georges Armstam • Mus : Camille Sauvage • Dec/AD : Jean Sabrou • P : Lion- Films EDIC, Compagnie Cinématographique du Gabon • 94’ • 35mm • F • N&B/B&W • Int/Cast : Philippe Mory, Jean Servais, Marina Vlady, Myriel DAVID

 

20h30

Les Tam-tams se sont tus de Philipe Mory (en présence du réalisateur) 80′

Gabon – 1971

Abraham, un jeune sculpteur, souffre de l’évolution du monde citadin après l’indépendance. Lors d’une visite au village, il tombe amoureux de la plus jeune des épouses de son oncle, la séduit et l’emmène à la capitale, Libreville. La naïve villageoise découvre la ville, ses plaisirs et ses séductions. Quand son premier mari lui demande de rentrer au village, elle refuse et ne tarde pas à se laisser entraîner dans le tourbillon de cette vie qui semble si facile. La dérive de la jeune femme déplaît au sculpteur qui lui reproche de s’occidentaliser et d’oublier les valeurs traditionnelles de l’Afrique.

Philippe Mory met dans la bouche d’Abraham, un discours d’affirmation de la négritude : “L’Afrique des perruques, le rouge sur les lèvres noires, les costumes de laine par 40° de chaleur ce n’est pas mon Afrique ! (…) Dans mon pays l’art n’est pas une délivrance, c’est un pis-aller. (…) Quelle dépersonnalisation de la race noire dont la seule ambition est de ressembler aux blancs pour se croire civilisée”. A.L.

R/D : Philippe Mory • Sc : Philippe Mory • Ph/C : Bernard Rerat • M/ Ed : Jean-Pierre Caussy, Anne-Elizabeth Amado • S : Jacques Pietro Belli • Mus : Manu Dibango • Dec/AD : Jean Ladislaw • P : SOGAFILM • 80’ • 35mm • F • Coul/Col • Int/Cast : Philippe Mory, Amélie Joktane, Gisèle Revignet