Les ministres des Finances des pays membres de la Zone franc sont en réunion ce vendredi 13 avril à Brazzaville, au Congo. Ils entendent mutualiser leurs efforts contre la corruption et le blanchiment des capitaux.

Scène du lancement de la réunion des ministres des Finances de la Zone franc avec Clément Mouamba le Premier ministre congolais (au milieu), le 13 avril 2018, à Brazzaville. © Commission Cemac

 

Dans la capitale congolaise, se tient depuis ce matin la réunion des ministres des Finances des pays membres de la Zone franc dont fait partie le Gabon, représenté par le ministre de l’Economie Régis Immongault. Si ces travaux revêtent d’importants enjeux pour les participants, en cela qu’ils visent à renforcer la coopération monétaire et financière entre les différents Etat et la France, ceux-ci visent également un but précis cette année : la lutte contre le mauvais usage de l’argent.

Ouvrant les travaux, Clément Mouamba a, en effet, invité les participants à «mutualiser (leurs) efforts dans les réponses qu’il convient d’apporter à un certain nombre de défis à relever tels que la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, sans oublier l’indispensable stabilité de (leurs) systèmes financiers qu’il faut préserver», rapporte l’Agence de presse africaine (APA).

S’il n’a pas manqué de se satisfaire de ce que le Premier ministre congolais ait reconnu que «la coopération monétaire et financière entre nos unions monétaires [UEMOA et Cemac] et la France présente de réels avantages», Bruno Le Maire a également appelé les pays membres de la Zone franc à faire bloc contre leurs ennemis communs.

«Nous sommes tous engagés dans la même direction. Pour que nous puissions avancer, il faut que tous les Etats membres de la Zone franc signent l’appel de Yaoundé au sortir de cette réunion», a exhorté le ministre français de l’Economie et des Finances, dont les propos ont été rapportés sur la page Facebook de Daniel Ona Ondo (président de la Commission de la Cemac).

Pour le membre du gouvernement français, la signature par tous les pays membres de la Zone franc «sera un signal politique fort pour marquer (leur) volonté de lutter contre le blanchiment d’argent et le terrorisme, car ce n’est pas seulement un sujet de sécurité mais c’est aussi un élément de renforcement de la compétitivité économique».

La Zone franc est composée de 14 pays de l’Afrique subsaharienne, chacun appartenant à l’une des deux unions monétaires de la région. La France en est le 15e membre.