Les ministres de l’Agriculture des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont visité la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, le 12 décembre.

Des ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche de la CEEAC posant pour la postérité à Nkok. © Facebook.com/ZERPdeNkok

 

En marge de l’ouverture des travaux du Conseil extraordinaire des ministres de l’Agriculture de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), une délégation conduite par le ministre Yves Fernand Manfoumbi a visité la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, le 12 décembre. Une opportunité pour les collègues du ministre de l’Agriculture de découvrir les potentialités offerte par la Zerp en matière de développement des services et industries.

A cette occasion, l’Administrateur général de la Zerp leur a présenté la vision de développement de cet espace, tirée de la stratégie nationale d’industrialisation (SNI). «En cinq ans d’existence, la Zerp de Nkok est un catalyseur d’industrialisation et de diversification économique au Gabon», a affirmé Gabriel Ntougou

Ce dernier a expliqué à ses hôtes que cette initiative est la résultante d’un partenariat public-privé entre l’Etat gabonais et la société singapourienne, Olam International. Le partenariat est actuellement dans sa phase opérationnelle, avec 73 entreprises exportatrices de produits transformés.

Gabriel Ntougou indiqué aux membres de gouvernement que «la Zerp offre aux opérateurs économiques plusieurs avantages fiscalo-douaniers parmi lesquels 0% d’impôt sur les sociétés (IS) et 0% de droits de douanes pendant les dix premières années, 0% d’impôt sur les dividendes, 0% d’impôt sur un foncier disponible».

La Zerp de Nkok s’étend sur 1126 hectares et est autonome en eau et en électricité. Elle dispose en effet de deux réservoirs d’eau d’une capacité de 6 millions de mètre-cube, huit forages, une centrale électrique de 70 mégawatts. La zone abrite également un guichet unique constitué de 17 administrations publiques sous tutelle de l’autorité administrative, qui accompagnent les opérateurs économiques dans leurs démarches administratives.

Actuellement, la Zerp c’est 2130 emplois directs crées pour 1,5 milliards de dollars d’investissements directs étrangers. «Un cas d’école pour les pays de la sous-région», ont affirmé les ministres de l’Agriculture de la CEEAC.